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29/03/2011

L’Euromed Post Community, un nouvel outil pour le développement postal euro-méditerranéen

Publié par La poste.fr

Le 24 Mars 2011



Créée officiellement le 15 mars 2011, l’Euromed Post Community « Euromed PC » aura en charge le pilotage opérationnel et la mise en œuvre des projets issus des échanges et des coopérations entre les différentes postes riveraines de la Méditerranée réunies au sein de l’Euromed.



Après l’initiative du Groupe La Poste prise en 2007 de rassembler les postes riveraines de la Méditerranée afin de renforcer la coopération multilatérale dans la région est vite apparue la nécessité d’organiser la communauté postale Euromed en la dotant d’une structure permanente capable de piloter de véritables projets et de les mettre en œuvre. C’est dans cet objectif que s’est tenue les 15 et 16 mars derniers à Rome l’assemblée générale constituante qui a donné naissance à l’Euromed Post Community (*).

Défendre et promouvoir les intérêts de la communauté

La principale mission de la communauté postale sera de défendre et de promouvoir les intérêts collectifs de ses membres dans la zone euro-méditerranéenne et de les représenter collectivement auprès des organisations internationales. L’Euromed PC offrira également des prestations de conseil, d’expertise et de service et visera à développer le niveau d’intégration des réseaux et l’interopérabilité des services. Enfin, la nouvelle structure favorisera, au sein de la communauté, la promotion et les transferts de savoir-faire et de technologie.

La communauté Euromed PC repose sur un principe de création de valeur pour chaque membre à travers le partage des coûts des systèmes de contrôle de la qualité de service, l’utilisation de centres de ressources partagés (hub, plateformes informatiques…). Il permet à chaque membre, notamment ceux du sud, d’avoir accès aux meilleures technologies et de bénéficier des financements obtenus, par la Communauté postale, auprès des grands bailleurs de fonds internationaux.

Une première feuille de route établie

A l’issue de l’assemblée générale constituante, les grandes lignes de la feuille de route ont été abordées. Les pistes de travail qui donneront lieu à un plan stratégique de développement sont :

* l’amélioration de la qualité de service des échanges physiques et électroniques,
* la création d’une plateforme pour le partage des ressources humaines et technologiques,
* l’inclusion financière et les transferts de fonds (avec pour objectif de baisser les coûts de transfert d’argent de 5 % d’ici à cinq ans),
* la recherche de financements pour les projets, liés à ces axes stratégiques, qui s’inscrivent dans le cadre du développement économique et social des régions.

A cette occasion, l’assemblée générale a également procédé au vote et nominations qui créent cette structure. Le « board » est composé de la manière suivante :

* Présidence : Egypte
* Secrétariat général : Italie
* Les membres du Conseil d’administration sont : l’Egypte, l’Italie, la Syrie, le Liban, La France et Malte

Le siège social de cette communauté sera établi à Malte qui accueillera la prochaine assemblée générale prévue en automne 2011.

(*) L’Euromed Post Communauty rassemble aujourd’hui 14 postes riveraines de la Méditerranée. Il s’agit des postes de : France, Italie, Grèce, la Principauté de Monaco, Malte, Maroc, Chypre, Slovénie, Turquie, Liban, Palestine, Egypte, Syrie et Jordanie. Quatre autres pays sont en cours d’adhésion.

A propos du Groupe La Poste

Société anonyme à capitaux 100 % publics depuis le 1er mars 2010, La Poste est un modèle original de groupe multi-métiers structuré autour de quatre activités : le courrier, le colis/express, La Banque Postale et l’Enseigne La Poste. Chaque année, les 17 000 points de contact de La Poste accueillent 45 millions de clients particuliers et 3,5 millions de clients entreprises. L’appareil industriel de La Poste lui permet de traiter et d’acheminer 26 milliards d’objets par an. En 2009, le groupe La Poste a réalisé un chiffre d’affaires de 20,5 milliards d’euros et emploie plus de 287 000 collaborateurs. A l’horizon 2015, La Poste a pour ambition de devenir un leader européen dans les services de proximité postaux et financiers. Fidèle à ses valeurs et à ses missions de service public, fort de l’engagement de l’ensemble des postiers, le groupe La Poste veut être une référence de la modernité publique.

L’Euromed Post Community, un nouvel outil pour le développement postal euro-méditerranéen

Publié par La poste.fr

Le 24 Mars 2011



Créée officiellement le 15 mars 2011, l’Euromed Post Community « Euromed PC » aura en charge le pilotage opérationnel et la mise en œuvre des projets issus des échanges et des coopérations entre les différentes postes riveraines de la Méditerranée réunies au sein de l’Euromed.



Après l’initiative du Groupe La Poste prise en 2007 de rassembler les postes riveraines de la Méditerranée afin de renforcer la coopération multilatérale dans la région est vite apparue la nécessité d’organiser la communauté postale Euromed en la dotant d’une structure permanente capable de piloter de véritables projets et de les mettre en œuvre. C’est dans cet objectif que s’est tenue les 15 et 16 mars derniers à Rome l’assemblée générale constituante qui a donné naissance à l’Euromed Post Community (*).

Défendre et promouvoir les intérêts de la communauté

La principale mission de la communauté postale sera de défendre et de promouvoir les intérêts collectifs de ses membres dans la zone euro-méditerranéenne et de les représenter collectivement auprès des organisations internationales. L’Euromed PC offrira également des prestations de conseil, d’expertise et de service et visera à développer le niveau d’intégration des réseaux et l’interopérabilité des services. Enfin, la nouvelle structure favorisera, au sein de la communauté, la promotion et les transferts de savoir-faire et de technologie.

La communauté Euromed PC repose sur un principe de création de valeur pour chaque membre à travers le partage des coûts des systèmes de contrôle de la qualité de service, l’utilisation de centres de ressources partagés (hub, plateformes informatiques…). Il permet à chaque membre, notamment ceux du sud, d’avoir accès aux meilleures technologies et de bénéficier des financements obtenus, par la Communauté postale, auprès des grands bailleurs de fonds internationaux.

Une première feuille de route établie

A l’issue de l’assemblée générale constituante, les grandes lignes de la feuille de route ont été abordées. Les pistes de travail qui donneront lieu à un plan stratégique de développement sont :

* l’amélioration de la qualité de service des échanges physiques et électroniques,
* la création d’une plateforme pour le partage des ressources humaines et technologiques,
* l’inclusion financière et les transferts de fonds (avec pour objectif de baisser les coûts de transfert d’argent de 5 % d’ici à cinq ans),
* la recherche de financements pour les projets, liés à ces axes stratégiques, qui s’inscrivent dans le cadre du développement économique et social des régions.

A cette occasion, l’assemblée générale a également procédé au vote et nominations qui créent cette structure. Le « board » est composé de la manière suivante :

* Présidence : Egypte
* Secrétariat général : Italie
* Les membres du Conseil d’administration sont : l’Egypte, l’Italie, la Syrie, le Liban, La France et Malte

Le siège social de cette communauté sera établi à Malte qui accueillera la prochaine assemblée générale prévue en automne 2011.

(*) L’Euromed Post Communauty rassemble aujourd’hui 14 postes riveraines de la Méditerranée. Il s’agit des postes de : France, Italie, Grèce, la Principauté de Monaco, Malte, Maroc, Chypre, Slovénie, Turquie, Liban, Palestine, Egypte, Syrie et Jordanie. Quatre autres pays sont en cours d’adhésion.

A propos du Groupe La Poste

Société anonyme à capitaux 100 % publics depuis le 1er mars 2010, La Poste est un modèle original de groupe multi-métiers structuré autour de quatre activités : le courrier, le colis/express, La Banque Postale et l’Enseigne La Poste. Chaque année, les 17 000 points de contact de La Poste accueillent 45 millions de clients particuliers et 3,5 millions de clients entreprises. L’appareil industriel de La Poste lui permet de traiter et d’acheminer 26 milliards d’objets par an. En 2009, le groupe La Poste a réalisé un chiffre d’affaires de 20,5 milliards d’euros et emploie plus de 287 000 collaborateurs. A l’horizon 2015, La Poste a pour ambition de devenir un leader européen dans les services de proximité postaux et financiers. Fidèle à ses valeurs et à ses missions de service public, fort de l’engagement de l’ensemble des postiers, le groupe La Poste veut être une référence de la modernité publique.

07/03/2011

OCEMO : Création du réseau des réseaux méditerranéens

Publié dans ECONOSTRUM

L’Office de coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient (OCEMO) sera porté sur les fonts baptismaux le 1er avril 2011, lors de la première assemblée générale. Cluster, réseau des réseaux, l’OCEMO mettra en relation plus de 300 chercheurs, personnalités de la société civile qui s’attacheront en priorité à étudier les attentes de la jeunesse en Méditerranée.



FRANCE / MÉDITERRANÉE. OCEMO… L’acronyme est encore peu connu mais il devrait se faire une place sous le soleil de Méditerranée. En effet, l’Office de coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient regroupera l’expertise et les travaux de plus de 300 chercheurs appartenant à 90 institutions économiques.

« Le printemps démocratique en Méditerranée démontre que nous avions un projet qui tombe à point nommé. Le sujet prioritaire sera de répondre aux besoins de la jeunesse Méditerranéenne, à leur besoin de formation, d’expression. Le travail sur ce thème se déclinera autour de quatre pôles : Universités, Ecoles, Centres de recherche et Entreprises », explique le vice-président de la BEI Philippe de Fontaine Vive, qui va co-présider l’Ocemo aux côtés de Kemal Dervis, administrateur du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).

Premier Conseil d'administration le 1er avril
Les deux présidents des deux rives de la Méditerranée assisteront au tout premier Conseil d’administration de cet organisme (Association loi 1901) qui se tiendra le 1er avril 2011.

Ce jour-là, quatre vice-présidents seront désignés chargés respectivement de la stratégie de l’intégration régionale, des organismes professionnels, des instituts de formation, grandes écoles et des entreprises, des grands opérateurs en Méditerranée. Les grands axes stratégiques seront également définis.

Ce Conseil d’administration se tiendra au siège de l’OCEMO, situé à Marseille dans les locaux de la Villa Valmer, en front de mer. La Cité phocéenne a choisi depuis deux ans de jouer à fond la carte de la Méditerranée en abritant dans les mêmes locaux le CMI (Banque Mondiale).

Grâce au soutien financier de la Caisse des Dépôts et Consignations, l’OCEMO bénéficie d’une équipe dont le travail sera coordonné par Maryse Gauthier, déléguée générale issue de la CDC.

Des avis d'experts rendus en toute indépendance
A ceux qui objecteraient qu’il s’agit d’une institution de plus, Philippe de Fontaine Vive répond que l’OCEMO « abordera des sujets que les institutions ne pouvaient pas aborder compte tenu de leurs limites statutaires. Ce sera une liberté supplémentaire ».

Ainsi, en regroupant des avis intégrés, une expertise reconnue à la fois du Nord et du Sud de la Méditerranée, les avis rendus en toute indépendance par l’OCEMO pèseront de tout leur poids.

L’OCEMO comprend les chercheurs et économistes du Femise, Anima Investment Network, l’Economic Research Forum du Caire, le Cercle des économistes français, l’IAMM de Montpellier, le CERIC et l’IMPGT (Université Paul Cézanne à Aix-en-Provence), le Prides Finances et Conseil Méditerranée, l’établissement public Euroméditerranée, les Instituts de formation, les grandes écoles (Réseau méditerranéen d’ingénieurs, de management), écoles de la deuxième chance, réseaux de juristes.

Siège au Conseil d’administration la BEI, la CDC, la Chambre de commerce et d’Industrie de Marseille-Provence, la Ville de Marseille. Par ailleurs deux conventions ont été passées avec l’Office des Migrations Internationales et le CMI (Center for Mediterranean Integration).

04/03/2011

Merkel favorable à l'UPM

Publié dans Le Figaro

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé que l'Union pour la Méditerranée (UpM) pouvait jouer un rôle dans le soutien de l'Europe aux changements en cours dans les pays arabes. "L'existence de l'Union pour la Méditerranée est une bonne chose. Cela va nous offrir de nouvelles perspectives pour commencer à travailler ensemble avec les pays d'Afrique du nord" à la lumière des bouleversements en cours, a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse avec son homologue autrichien Werner Faymann.

"Par le passé, la coopération au sein de l'Union pour la Méditerranée était très compliquée, notamment en raison de la question de la paix au Proche Orient", a souligné Mme Merkel. "Nous sommes d'avis qu'il faut fournir, à moyen et long terme, un soutien économique et de +know how+ pour aider au développement de la région, et cela est valable non seulement pour la Libye mais pour les autres pays de la région", a ajouté la chancelière."Au sein de l'Union pour la Méditerranée il existe de nombreuses possibilités pour aider au développement économique", a-t-elle estimé.

L'UpM, créée le 13 juillet 2008 sur une idée du président français Nicolas Sarkozy, compte une quarantaine de membres, dont les pays de l'UE, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée. Elle ambitionne, en développant des projets concrets dans divers domaines (environnement, transports, énergie, culture, éducation...), de relancer la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone et restée lettre morte. Mais elle n'est pas plus vivante. L'ex-chef de l'Etat égyptien Hosni Moubarak, chassé par le rue, en était le président avec M. Sarkozy. Le nouveau ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé qu'il fallait refonder l'UpM en raison des bouleversements en Afrique du nord.

BEI: 1,87 Milliard d'euros pour le financement de projets prioritaires en Tunisie

publié dans ECONOSTRUM

La Banque européenne d'investissement (BEI) décide de mettre à à la disposition de la Tunisie un financement de 1,87 milliard d'euros (plus de 3,6 milliards de dinars), et ce après évaluation des besoins prioritaires du pays a annoncé jeudi à Tunis, M.Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque.

Tenant une conférence de presse au terme de sa visite en Tunisie, M. De Fontaine Vive a affiché la volonté d'accompagner la transition démocratique en Tunisie, précisant que les priorités fixées portent en particulier, sur l'accélération des décaissements des fonds- 1 milliard d'euros (environ 2 milliards de dinars)-, déjà alloués en 2009 et 2010, aux projets publics dans les secteurs de l'assainissement, de l'énergie et des infrastructures routières.

Il s'agit, en outre, d'accompagner la création et le développement de petites et moyennes entreprises (PME), à travers la mobilisation des lignes de crédit BEI auprès des banques et sociétés de leasing tunisiennes d'un montant de 260 millions d'euros (500 millions de Dinars) .

La BEI compte, également, soutenir moyennant 140 millions d'euros (soit 270 millions de Dinars), la construction de la nouvelle usine de Mdhila du Groupe chimique tunisien (GCT) en vue de consolider la position de ce groupe à l'exportation. Ce financement attend le feu vert de la commission européenne.

Cette institution va, encore, mobiliser une enveloppe de 160 millions d'euros (310 millions de Dinars), pour la mise en oeuvre d'un vaste programme de modernisation routière, accordant la priorité à l'infrastructure routière dans les régions de l'intérieur du pays.

Par ailleurs, la Banque européenne projette de financer à hauteur de 310 millions d'euros (plus de 600 millions de Dinars), plusieurs projets significatifs notamment dans les zones défavorisées: équipement des collectivités locales, PME, énergie (secteur du gaz).

M. De Fontaine Vive a précisé que les priorités fixées en concertation avec les autorités tunisiennes, ciblent les projets créateurs d'emploi et l'amélioration de la vie quotidienne des tunisiens.

Il s'agit, a-t-il dit, d'envoyer un signal clair aux investisseurs tunisiens et étrangers, signifiant que la nouvelle Tunisie est à même d'atteindre dès la fin de cette année et à partir de l'année prochaine, des taux de croissance plus dynamiques .

Il a indiqué qu'a travers la mobilisation de ces fonds, la BEI entend contribuer à une meilleure répartition des fruits du développement en Tunisie, notant que d'autres projets pourraient être financés en fonction des besoins exprimés par le gouvernement ou la société civile, dans les secteurs de la santé, de l'éducation ou de la formation professionnelle.

Le vice-président de la BEI a fait remarquer que les différentes structures européennes (agences spécialisées et bilatérales), conviennent toutes que le moment est venu de relancer la coopération avec la Tunisie.

La BEI est disposée à devenir la banque de développement par excellence de la Méditerranée et de la Tunisie, a-t-il affirmé.

Répondant à une question sur un éventuel plan Marshall pour la Méditerranée, il a affirmé qu'un plan de relance global de l'investissement est de nature à ouvrir de nouvelles perspectives en matière de création d'emplois et de répartition équitable des richesses.

Concernant l'Union pour la Méditerranée (UPM), le responsable européen a estimé que cette union est à réinventer, ajoutant que des premiers responsables européens ont, récemment, appelé à redynamiser cette structure, de manière à lui permettre de mieux accompagner les changements en cours dans la région.

Il a tenu à rendre hommage à l'attitude "extrêmement positive de la population tunisienne et particulièrement aux cadres des établissements publics qui continuent de travailler, en dépit des conditions qui règnent dans le pays".

L'Union pour la Méditerranée se dote d'un nouveau secrétaire général intérimaire

publié dans ECONOSTRUM


MÉDITERRANÉE / EUROPE. Lino Cardarelli prend à compter du 3 mars 2011 les fonctions de secrétaire général par intérim de l'Union pour la Méditerranée (UpM).

Annoncée lors de l'assemblée parlementaire de l'UpM qui se tient à Rome les 3 et 4 mars 2011, cette annonce va permettre de relancer une institution qui a du mal à s'imposer.

Lino Cardarelli remplace le jordanien Ahmad Masa'deh, premier secrétaire général démissionnaire le 26 janvier 2011. Cet italien était déjà impliqué dans l'UpM comme adjoint du secrétaire général.

" Je veux faire du secrétariat général une vraie success story qui servira nos peuples des deux rives de la Méditerranée. Nous allons continuer notre mission avec enthousiasme et le voyage qu'a débuté Ahmad Masa'deh malgré un environnement difficile " a précisé le nouveau secrétaire général par intérim.

Les travaux de la septième assemblée parlementaire de l'UpM, qui regroupe les Parlements des vingt-sept pays de l'Union européenne (UE), de dix pays du sud de la Méditerranée ainsi que ceux de l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Mauritanie, Monaco et le Monténégro vont permettre aux cinq commissions de l'UpM de faire le point sur leurs dossiers respectifs par rapport aux évolutions dans la région.

Au terme de cette réunion, la présidence de l'assemblée parlementaire passera de l'Italie au Maroc.

26/02/2011

Sarkozy enterre l’Union pour la méditerranée, ancienne manière

25 février 2011
Paru dans Le Monde.fr

Voyage déliccat pour Nicolas Sarkozy en Turquie vendredi 25 février. Sans surprise, lors d’une conférence presse avec le président turc Abdullah Gül, il a été interrogé sur le manque de vision dont il aurait fait preuve en n’investissant pas sur la Turquie aujourd’hui citée en modèle par la rue arabe. Une journaliste turque lui pose la question. Le chef de l’Etat français vante, un brin jaloux, auprès de M. Gül, les journalistes inconditionnels de leur pays. Mais en profite pour enterrer l’Union pour la méditerranée, ancienne manière, lancée en grande pompe à Paris en juillet 2008 avec les régimes autoritaires du bassin méditerranéen. « Il est temps de repenser l’idée que j’avais pour l’union pour la Méditerranée », concède M. Sarkozy, qui avait fait d’Hosni Moubarak le coprésident de cette institution et voulait installer son secrétariat à Tunis avant de se rabattre sur Barcelone. « L’intuition reste la même, mais on ne peut pas la construire de la même façon avec la rue arabe qui manifeste pour la démocratie alors que depuis la guerre nous avions des régimes autoritaires », affirme le chef de l’Etat. Des régimes avec lesquels « nous avions des relations parce qu’ils étaient laïcs et qu’il n’y avait pas d’alternative ». M. Sarkozy annonce qu’il demandera la convocation d’un conseil européen sur l’avenir de l’UPM et les relations de l’Europe avec le Moyen-Orient.

Arnaud Leparmentier

24/02/2011

La BEI soutient les transitions politiques au Maghreb et au Moyen-Orient



Le mouvement révolutionnaire qui s'amplifie dans le monde arabo-musulman force la diplomatie européenne à s'adapter rapidement. Dans le cadre des partenariats euromed (processus de Barcelone et Union pour la méditerranée) qui lie l'Union à sa rive Sud, la Banque Européenne d'Investissement (BEI) va renforcer son appui financier pour accompagner et soutenir la démocratisation des pays concernés.

Outre les différentes sphères d'influences européennes qui se projettent sur la rive Sud de la méditerranée, il existe depuis longtemps tout un cadre coopératif entre l'Union européenne et les Etats nord-africains. En fait partie le partenariat Euromed, plus connu sous le nom de Processus de Barcelone, auquel s'est superposée en 2008 l'Union pour la méditerranée qui est considéré comme une "alliance novatrice reposant sur les principes de la responsabilité commune, du dialogue et de la coopération et a pour objectif la création d'un espace de paix, de sécurité et de prospérité partagée dans la région méditerranéenne" rappelle le site du Service européen de l'action extérieure. Ce partenariat repose principalement sur une forte coopération économique et financière.

C'est en effet la Banque européenne d'investissement qui représente l'instrument principal de collaboration avec les Etats du Sud de la Méditerranée, en matière de développement principalement. A l'heure des révoltes populaires qui embrasent le monde arabo-musulman, "la BEI, bras financier de l'UE, s'est dite prête, mardi 22 février, à doubler ses prêts aux pays du Sud de la Méditerranée, à environ 6 milliards d'euros pour la période 2011-2013, afin d'aider leur transition vers la démocratie" [Le Monde].

Parallèlement aux atermoiements des chancelleries occidentales face au mouvement de fond qui traverse le Maghreb et le Moyen-Orient, Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI croit à son action : "Nous voulons être présents tout de suite pour financer maintenant les besoins économiques pour que la désespérance qu'il y a dans la région ne cède pas le pas à une conflagration aussi économique et sociale (...) A l'heure actuelle, dans un pays comme la Tunisie, une liberté retrouvée peut permettre d'avoir un taux de croissance accru de 1 ou 2 % de point de PIB par an" a-t-il évoqué [Le Monde]. Réagissant à l'actualité tragique qui se déroule en Libye, M. de Fontaine Vive rapporte les propos du président de la BEI, Philipe Maystadt, affirmant que "la Banque n'a jamais été autorisée à agir en Libye".

De plus, pour mieux accompagner les réformes démocratiques dans les pays concernés, et affirmer son soutien à la nouvelle ère e qui s'offre à eux, "le Parlement européen a voté jeudi 17 février 2011, un amendement pour augmenter de 1,7 md€ le montant global des garanties accordées aux prêts de la Banque européenne d'investissement en dehors de la Communauté européenne dont 1 md€ pour financer les projets dans le bassin méditerranéen" [Euronostrum], "mais les gouvernements de l'UE doivent encore donner leur feu vert" note Le Monde.

21/02/2011

Pays arabes : des sociétés corsetées qui parviennent mal à exprimer tout leur potentiel de développement économique

Article publié dans "ECONOSTRUM"

Par Bénédict de Saint-Laurent, Conseiller scientifique, ANIMA


Pays arabes : des sociétés corsetées qui parviennent mal à exprimer tout leur potentiel de développement économique
L’Egypte est passée d’environ 18,5 millions d’habitants à la sortie de la 2ème guerre mondiale à plus de 85 aujourd’hui. Elle portera 111 millions d’habitants en 2030 (scénario moyen des Nations Unies). C’est un défi énorme, comme si la France de 2010 avait dû passer des 40 millions d’habitants de 1945 à 184 millions en 2010 (et 240 millions en 2030 !).

Quel casse-tête pour les gouvernants ! L’Egypte est à l’image de la rive sud de la Méditerranée.Même si le pays dispose de grandes et belles ressources –peuple, culture, sites, patrimoine, ensoleillement, positionnement sur le canal de Suez, pétrole et surtout gaz etc.-, il souffre aussi de fortes contraintes dès lors que ces ressources doivent être utilisées intensivement -espace agricole réduit, ressources en eau insuffisantes,environnement souvent sensible-, mais aussi d'une proportion élevée d’analphabètes, de retards technologiques, et d'un manque d’infrastructures.

Bien qu’assez diversifiée, l’économie reste plutôt basique (industries traditionnelles, textile, construction, métallurgie, chimie, engrais, logistique…), parfois fragile (tourisme), assez rarement à la pointe (sauf pour la téléphonie mobile, les médias, le cinéma…). Dans la plupart des secteurs, un modèle intégré de conglomérats d’origine familiale ou militaro-étatique domine l’industrie de façon peu créative. Le subordonné n’est guère incité à faire oeuvre d’imagination…

Dans ce contexte, la création chaque année du million d’emplois qu’imposerait le simple maintien d’un taux de chômage pourtant excessif est un vrai défi ! Les comptes extérieurs du pays sont déficitaires (balance commerciale de -25 milliards de dollars pour 2009-2010). Un Etat très centralisé n’a guère de marges de manoeuvre pour prendre des initiatives économiques fortes.

D’autres ressources ont pris le relais : les investissements étrangers (IDE) ont été considérés comme une solution majeure pour équiper et moderniser l’outil industriel national ; souvent qualifiés, les travailleurs émigrés ont à la fois diminué la pression sur le marché domestique du travail et transféré des ressources utiles pour la survie des ménages restés au pays; l’ouverture au tourisme international a été une réussite, malgré un impact mitigé sur l’environnement et la société.

Du point de vue strictement économique, un développement indéniable a été possible pendant la dernière décennie, d’ailleurs salué par le titre de « topreformer » attribué par la Banque Mondiale (Doingbusiness 2008) ou les performances obtenues en matière d’IDE. Ceci n’est apparemment pas suffisant. Tous ces efforts ont à l’évidence pesé sur la population, mais cette dernière, dans son ensemble, n’a pas reçu tous les dividendes de lamodernisation engagée –en particulier une classe moyenne ou étudiante fortement conscientisée par les médias et internet a eu le sentiment que les bénéfices étaient confisqués par une toute petite frange de privilégiés.

Pour prendre un autre exemple régional (Algérie), les flux sortants illégaux (argent de la corruption placé en Suisse ou ailleurs) équivaudraient selon certaines estimations à la somme des transferts de migrants, des IDE et des revenus du tourisme (soit environ 5 mds €) : dans ces conditions, pour les honnêtes travailleurs domestiques, à quoi bon créer de la valeur, si c’est pour qu’elle leur échappe pour l’essentiel ?

Faiblesse des libertés publiques
Par ailleurs, en Egypte, comme dans les autres pays de la rive sud, toute la croissance potentielle n’a pas été mobilisée au service du développement économique.
Certes, les pays sud-méditerranéens ont un art de vivre qui n’est peut-être pas, Dieu merci, compatible avec une croissance à la chinoise. Et certes, les 5% de croissance moyenne du PIB obtenus dans la décennie 2000-2010 constituent déjà une belle performance. Mais le potentiel réel de ces pays est sans doute plus élevé –autour de 7 à 8% de croissance annuelle-, pourvu que l’énergie des entrepreneurs puisse être libérée. Il ne s’agit pas ici de prôner un libéralisme intégral (vive le repos du dimanche… ou du vendredi !), mais de rechercher une croissance créant davantage d’emplois et surtout de s’interroger sur les pesanteurs de sociétés arabes excessivement « corsetées ».

Globalement en effet, les dirigeants (politiques,économiques…) en place sont assez inamovibles et surtout motivés par leurs intérêts propres à court terme. Pour accéder aux responsabilités, l’appartenance au bon réseau ou clan l’emporte souvent sur la compétence. Beaucoup d’administrations gardent une mentalité péagère -toute autorisation se paie. Les notions de service, de valeur ajoutée leur restent étrangères. Les financements bancaires au bénéfice des entreprises sont souvent inaccessibles ou discrétionnaires, en particulier pour les Pme et les start-ups. En dépit des évolutions de statut et des progrès en matière d’éducation, les femmes, les minorités religieuses, les étrangers, les jeunes etc. sont rarement des citoyens économiques à 100%.

Dans tel pays, les investisseurs étrangers se voient imposer un partenaire national à 51%. Dans tel autre, diverses importations anodines restent interdites. Dans tel autre encore (bientôt légion !), des sites internet pourtant utiles sont censurés. Cette mal-gouvernance (jamais à court d’humour, les Algériens ont inventé le terme d’ « algérance » et les Jordaniens disent qu’ils ont au moins appris à « développer le sous-développement »…) n’est pas l’apanage des pays arabes, mais beaucoup d’entre eux du moins cumulent faiblesse des libertés publiques et longévité de régimes autoritaires…

Libérer l’énergie des entrepreneurs, de la société civile et de la jeunesse, ce serait un beau programme pour les pays de la région. Car ces citoyens et ces jeunes sont une mine d’or, ils ont faim de connaissances, d’initiatives et de projets, ils aspirent à être considérés comme des adultes, et non à s’embarquer en desperados sur le premier canot en partance vers une Europe qui ne les désire même pas…Quel Mandela méditerranéen entendra le cri de la jeunesse arabe ?


Vendredi 18 Février 2011
Bénédict de Saint-Laurent

L'association Med-Econov ; "un espace de coopération"

Nadir CHOUDAR est membre de ".Med" et nos associations travaillent en coopération.


Nadir Med-econov.jpg


L'association Med Econov a été créée en janvier 2011

Que fait l'association ?
Elle a pour but de créer un espace de coopération et d'innovation entre les pays de la Méditerranée afin de stimuler le développement économique durable.

On accompagne les institutions publiques, privées et associatives dans différents projets.

De quel type ? La promotion de l'environnement auprès des états et des populations, de l'aménagement du territoire, de la gestion des ressources en eau, la lutte contre la désertification, la protection du littoral. On accompagne les entreprises françaises qui veulent s'implanter en ce sens en faisant des études de marchés, en leur facilitant les démarches administratives.


Vous bénéficiez de quels
soutiens ?
C'est l'ancien sous-préfet M. Huchet qui nous a donné l'impulsion. Je suis à Béziers depuis 19 ans, je travaille aux ASF, groupe Vinci et et j'ai la double nationalité. En décembre, je me suis déplacé à Alger à un séminaire américain, et j'ai établi des contacts avec les autorités et partenaires travaillant dans le domaine de l'environnement et du développement durable, des chefs d'entreprise, j'ai pu créer des relations avec des pays voisins, Tunisie, Mauritanie, Maroc.