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30/10/2010

La Méditerranée est la première destination mondiale de tourisme nautique

Voici un article paru dans le magazine "ECONOSTRUM"


Une étude Etinet sur « les pôles nautiques en Méditerranée » prouve les potentialités du bassin méditerranéen sur ce segment qui y génère 253 mds$ de recettes annuelles.


MEDITERRANEE. Le tourisme nautique peut être l'un des grands axes de développement du tourisme en Méditerranée. C'est la conclusion de l'étude sur les pôles nautiques présentée récemment à Malaga par « Etinet - Invest in Med ». Une enquête dirigée par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille Provence, en partenariat notamment avec la CCI de Malaga.


Premier constat : la plaisance se développe, générant des retombées économiques importantes, et participe à la valorisation de l’image d’un territoire (América’s Cup à Valencia, Salon nautique à Cannes,...). « La Méditerranée est la mieux placée pour profiter de ce développement du secteur nautique », explique Dominique Billé, responsable des Ressources Économiques à la CCI Marseille-Provence; « Car, le bassin méditerranéen possède une notoriété touristique internationale et des atouts exceptionnels : naturels, culturels, humains, techniques... ».

D'où l'intérêt de l'enquête Etinet à travers la radiographie de vingt-huit ports méditerranéens. L'étude révèle que la Méditerranée est le premier espace touristique mondial : elle représente 30% du marché mondial.


Le nautisme regroupe en Méditerranée 275 millions de touristes internationaux (50% dans les régions côtières), et génère 253 mds $ (181 M€) de recettes. Pour des dépenses d’escale de 175 à 218 €/nuit/bateau.

L'enquête recense aussi l'offre de plaisance en Méditerranée : 700 ports de plaisance, 46.000 km de côte et 400 000 amarrages. Autant d'atouts qui s'ajoutent -entre autres- à un environnement de qualité, un climat très favorable (300 jours de soleil par an), des paysages et sites uniques au monde (26 sites classés Unesco ), ou encore des fonds marins exceptionnels (tombants, épaves, herbiers…).

Favoriser le partage des expériences
Au delà, l'enquête Etinet -Invest in Med pointe aussi les freins au développement du tourisme nautique en Méditerranée, notamment les divergences Nord/Sud, à plusieurs niveaux : cadre politique et réglementaire, typologie des marchés, stratégie de développement,...

C'est également le constat d'un décalage entre un marché mature au nord (où se concentrent 80% des ports de plaisance et 98% des amarrages), et un marché naissant au sud de la Méditerranée, où les ports sont encore peu nombreux et disséminés (un port de plaisance tous les 100 km en moyenne).


C'est en ce sens que le réseau Etinet -Invest in Med propose des pistes de travail en commun pour favoriser le partage des expériences. À travers notamment des transferts de savoir-faire traditionnels ou innovants. « Nous réfléchissons aussi à la création d’une marque commune « Le nautisme méditerranéen », à la facilitation des démarches administratives et la professionnalisation dans l’accueil des plaisanciers », ajoute Dominique Billé.



Des programmes tels qu'Odyssea visent également à exploiter de nouvelles synergies entre le tourisme, le nautisme et les richesses du terroir.


Jeudi 28 Octobre 2010
Francis Mateo, à MALAGA

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28/10/2010

Yves URIETA nommé au Conseil Economique et Social

LGM Yves URIETA 1.jpgNous avons appris hier, la nomination d'Yves URIETA, membre du bureau de l'association ".Med", ancien Maire de PAU, au Conseil Economique Social et Environnemental.
Nous félicitons Yves pour cette nomination qui récompense des années d'engagement social au service de ses concitoyens, dans ses activités professionnelles et associatives.

05:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

L'association ".Med" présente ses projets aux institutions

Des entretiens ont eu lieu à PARIS et ont permis à notre association de faire le point sur ses projets.
Une délégation de ".Med", composée de Delphine BOURDON-LAVALLEE, Yves URIETA et Daniel FEIXES a organisé plusieurs entrevues à Paris ces jours derniers.
Nous avons rencontré :
Mme Caroline CORNU, Secrétaire Générale de la Mission interministérielle Union Pour la Méditerranée à la Présidence de la République
M. Henry MARTY-GAUQUIE, Représentant de la Banque Européenne d'Investissement à PARIS
M. Albert OLLIVIER, Délégué de la Caisse des Dépôts pour la Méditerranée
Ces rencontres nous ont permis de présenter à ces diverses institutions certains de nos projets actuellement à l'étude et, notamment, l'Académie Euro-méditerranéenne de Formation de MARRAKECH, le projet de résidences seniors, le projet de maisons d'accueil pour les familles de personnes hospitalisées....
Nous avons également abordé notre projet de colloque sur l'UPM pour l'année 2011.
Nos interlocuteurs ont fait preuve d'une grande disponibilité à notre égard. Leur écoute a été constructive et leurs conseils précieux.
Nous avons, ainsi, pu identifier les actions prioritaires à mener.
Des réflexions approfondies ont été engagées, depuis ces rencontres, et notamment en matière de tourisme durable et d'urbanisme éco-compatible.
Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de ces projets.

05:36 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

25/10/2010

L'union pour la Méditerranée", à l'ordre du jour du 27e congrès des journalistes du Détroit à Séville




Tétouan, 20/10/10- La ville espagnole de Séville abritera du 21 au 24 octobre le 27ème congrès des journalistes du Detroit, avec la participation d'une cinquantaine de journalistes, en plus d'académiciens, d'hommes politiques, et des élus des deux rives

Cette année, ce congrès qui a choisi pour thème "l'Union pour la Méditerranée", verra la participation de 25 journalistes marocains dont une vingtaine de la région Nord.

Organisé par "l'Association de la presse du Campo de Gibraltar" (APCG), en coordination avec l'Association marocaine de la presse (AMP), basée à Tétouan, ce congrès devenu désormais un rendez-vous semestriel, se veut une plateforme d'échange d'idées, et de dialogue entre les journalistes des deux rives du détroit.

Parmi les participants annoncés, côté marocain, figurent Rachid Talbi Alami, président du Conseil de la Région Tanger-Tétouan, Younes Moujahid, secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), et côté espagnol, le président du parlement andalou Fuensana Coves, la directrice générale de la Casa Arabe (la Maison Arabe), Gema Maretin, la directrice de la Fondation trois cultures de la Méditerranée, Elvira Saint-Geron, la présidente de l'Association de la presse de Séville, Ana Maria, en plus du président de la fédération internationale de journalistes, Jim Boumelha.

A la veille de congrès, le président de l'AMP, Mustapha El Abbassi a indiqué que ce genre de rencontres permet de poursuivre le dialogue et le débat entre les journalistes marocains et leurs homologues espagnols sur plusieurs sujets d'actualité, à leur tête celui du Sahara à la lumière des récents développements qu'a connus cette question.

De son côté, le président de l'APCG, Estanislao Ramirez, a indiqué que ce rendez-vous semestriel constitue un "pas en avant pour renforcer les liens de dialogue et de convivialité avec nos confrères du nord du Maroc", et également une opportunité pour procéder à un échange de vues et d'expériences sur l'exercice du journalisme dans les deux pays.

Source: MAP

08:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

Climat: Une quinzaine de pays méditerranéens lancent une initiative commune


copie d'un article paru dans "Le Parisien"



22.10.2010, 17h39
Une quinzaine de pays bordant la Méditerranée, dont Israël et l'Autorité Palestinienne, la Grèce et la Turquie, ont vaincu leurs rivalités pour signer vendredi en Grèce une déclaration commune de lutte contre le réchauffement climatique qui les menace tous.
Ne comptant pas parmi les plus polluants du monde, ces pays s'attendent en revanche à subir une hausse de quatre degrés de leurs températures moyennes et une baisse de 70% des précipitations dans les années à venir, ont indiqué les signataires, réunis à Vouliagmeni, une station balnéaire au sud d'Athènes.

Le réchauffement climatique menace particulièrement cette région du monde et son mode de vie, a souligné Jeffrey Sachs, de l'Université Columbia de New York.
Il a émis l'espoir que les pays méditerranéens sauraient faire évoluer les Etats-Unis et la Chine qui refusent tout nouveau protocole sur les émissions de gaz à effet de serre, ce qui pèsera sur le sommet de l'Onu à Cancun fin novembre.
"Si nous ne décidons pas d'organiser la planète ensemble (...), il y aura des conflits face aux problèmes" créés par le réchauffement: accès à l'eau, à l'énergie, reforestation, lutte contre la désertification et traitement des déchets, a prévenu le Premier ministre grec Georges Papandreou organisateur de l'opération.
L'accès à l'eau a été particulièrement souligné, aussi bien par le Premier ministre de Malte, Lawrence Gonzi, que par celui de l'Autorité Palestinienne, Salam Fayyad, selon lequel "moins de 10% de la population a accès à l'eau potable à Gaza".
"Israël prend 90% de l'eau et ne nous laisse que 10% des ressources, notre situation est particulièrement difficile" a-t-il dit.
Israël pour sa part a indiqué que le pays prévoyait d'ici à cinq ans de doubler son potentiel d'eau potable en dessalant de l'eau de mer pour un volume équivalent à celui de sa consommation nationale totale, tout en recyclant 90% des eaux résiduelles.
Autre impact négatif durement ressenti dans la région, et relevé par le président du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec), Rajendra Pachauri, le tourisme devrait baisser "particulièrement durant les mois d'été" en raison de la hausse des températures.
Une menace majeure pour un pays comme la Grèce où le tourisme représente l'une des principales sources de revenus.
"Il faut stimuler beaucoup plus les investissements et les lier aux problèmes de reprise economique pour dépasser la crise qui nous frappe encore" a dit M. Papandréou.
Les signataires de la déclaration se sont engagés à contribuer à "l'émergence d'activités à basse émission de carbone et respectueuses des ressources naturelles et du climat en Méditerranée" ainsi qu'à "développer des positions méditerranéennes communes" sur le changement climatique.
Ils indiquent que leur initiative est "autonome" et "destinée à influencer les accords internationaux et régionaux", ainsi que les projets qui pourront être menés dans le cadre de l'Union européenne pour la Méditerranée (UEM).
"Tous ces pays ont beaucoup de problèmes à régler chez eux --crises économiques, instabilité politique ou autres-- et ont des conflits entre eux. Pourtant, ils (...) ont reconnu ensemble qu'ils font tous face à la même menace pour leur culture et leur mode de vie", a souligné un diplomate d'un des pays signataire qui a requis l'anonymat.
En marge du rassemblement, la Grèce et la Turquie ont lancé une autre initiative commune pour lutter contre l'immigration illégale à l'entrée de l'Union européenne

08:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

14/10/2010

Le Maroc mise sur la formation professionnelle

Voici un article paru sur "Econostrum"


Hôtellerie, textile, TIC, l’économie marocaine se modernise. Pour faire face aux nouveaux besoins des entreprises, l’Etat développe la formation professionnelle. En ciblant ses investissements dans les secteurs géographiques en croissance.



MAROC. Sur la route de Ceuta, au nord de Tétouan, les hôtels de luxe se succèdent. Des complexes grandioses, à l’architecture discrète et plutôt bien intégrée dans ce paysage méditerranéen radieux. Les chaînes internationales se disputent les bonnes places : on y trouve déjà l’espagnol Barcelo et le français Sofitel. Un vaste projet Ritz-Carlton est dans les cartons. Des établissements immenses, qui brassent une main d’œuvre importante. Et qui ont besoin de personnels qualifiés.

Avec un taux de croissance économique moyen de 5,2 % depuis 2001, le Maroc compte parmi les bons élèves de la Méditerranée. Si les investissements tant publics que privés se développent, le pays doit encore entreprendre des efforts pour former sa population et lui permettre de profiter de cette croissance.

Partout dans le pays, les instituts de formation se construisent et tentent d’orienter les jeunes vers les besoins économiques locaux. Ainsi, sur cette route de Ceuta, c’est évidemment un institut de formation en tourisme et en hôtellerie qui s’est construit. Un investissement nécessaire, soutenu par la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne. Ici, 1 700 jeunes deviennent chaque année réceptionnistes, cuisiniers ou agents de voyage. Pour travailler, ils n’ont ensuite plus qu’à traverser la 4 voies.

Un million de jeunes formés en 2015

Le Maroc a démarré en 2008 un plan ambitieux visant la formation d’un million de jeunes d’ici 2015. Depuis 2002, le nombre de stagiaires est passé de 57.000 à 220.000 (+282%). L’hôtellerie et le tourisme ne représente que 9 % des jeunes formés. Loin devant, c’est le secteur industriel qui attire le plus avec 40 % des étudiants, notamment dans le textile. Le BTP reçoit, lui, 19% de stagiaires, comme le secteur tertiaire. L’offre la plus dense est proposée autour de Casablanca : la région, premier pôle industriel du Maroc, forme un jeune sur 5, dans tous les domaines.

Des chiffres encourageants, face à un taux d’analphabétisme marocain encore supérieur à 30 %.


Lire aussi : Les centres d'appels marocains veulent former leurs employés de demain
Formation Professionnelle : Les entreprises associées à la gouvernance


Mercredi 13 Octobre 2010
Caroline Garcia

08:59 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

13/10/2010

L'Egypte conditionne la tenue du sommet de l'UPM aux progrès des négociations entre la Palestine et Israël

Sommet-Union pour la Méditerranée


Sarkozy désire impliquer l'UE et l'UPM dans les pourparlers.

La tenue du prochain sommet de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) est « tributaire » de l’évolution des négociations entre la Palestine et Israël, c'est ce que vient de déclarer, lundi 11 octobre, le ministre des Affaires Etrangères égyptien. Il précise également qu’aucune date ne serait fixée tant que des progrès ne sont pas enregistrés dans les négociations entre les deux parties.

Aujourd’hui dans l’impasse, les négociations entre palestiniens et israéliens viennent encore une fois perturber l’agenda de l’UPM. Prévu pour le mois de juin dernier, le 2ème sommet de l’UPM a été reporté à fin novembre. En agissant de la sorte, la France, l’Egypte et l’Espagne espéraient que des progrès dans les pourparlers israélo-palestiniens interviendraient entre-temps.

Le président français, Nicolas Sarkozy, a dénoncé le 27 septembre dernier un « problème de méthode » dans les pourparlers parrainés par les USA. Le chef d’état français juge les négociations « stériles » et souhaite que l’Union Européenne et l’UPM soient davantage impliquées dans le processus de paix. Dans ce sens, il a invité son homologue égyptien Hosni Moubarak à une réunion préparatoire du sommet de Barcelone pour l’UPM, au cours du mois d’octobre, et à laquelle il a convié le président palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Notons, que depuis son lancement en 2008, l’UPM qui regroupe les 27 pays de l’UE et 43 pays de tout le pourtour méditerranéen, tente de promouvoir des initiatives afin de surmonter les crises de cette région, particulièrement au Proche-Orient.

13:16 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

10/10/2010

PERPIGNAN : UNE PAROLE POUR LA MEDITERRANEE

perpignan - pris méditerranée littérature 2010.jpg

Blog d'André BONET, vendredi 8 octobre 2010. La littérature qui était au rendez-vous, samedi 2 octobre 2010 à Perpignan, à l'occassion de la 26ième édition de remise des Prix Méditerranée à l'hôtel Pams, qui s'est déroulée devant un impressionnant parterre de politiques, d'écrivains, de parlementaires, d'ambassadeurs et de personnalités du monde de l'édition. C 'est par un vibrant hommage à l'écrivain algérien Tahar Djaout, Prix Méditerranée 1991, que le président du Centre méditerranéen de littérature André Bonet, ouvrait la cérémonie. Tahar Djaout a été l'un des premiers intellectuels victimes du terrorisme en 1993.

Il est habituellement dit de la Méditerranée qu'elle aurait reçu tous les dons « en partage » : la lumière et les couleurs, la vigne et l'olivier, des villes chargées d'histoire...La géographie, elle, parle de la région autrement : sans négliger la dimension des représentations, elle introduit la double complexité des héritages historiques et des échelles d'analyse. A cet égard, la Méditerranée apparaît aujourd'hui comme un espace « mal partagé », un miroir des inégalités Nord/Sud. La Méditerranée a été et demeure un espace de circulation, d'échanges et de brassage, en même temps que le théâtre d'affrontements. Si les conflits reflètent des luttes de pouvoir qui dépassent souvent le cadre méditerranéen, la conscience d'avoir en commun une histoire, des modes de vie et des intérêts se traduit dans les relations diplomatiques comme dans le développement des partenariats euro-méditerranéens.
C'est la littérature qui était au rendez-vous, samedi 2 octobre 2010 à Perpignan, à l'occassion de la 26ième édition de remise des Prix Méditerranée à l'hôtel Pams, qui s'est déroulée devant un impressionnant parterre de politiques, d'écrivains, de parlementaires, d'ambassadeurs et de personnalités du monde de l'édition.
C 'est par un vibrant hommage à l'écrivain algérien Tahar Djaout, Prix Méditerranée 1991, que le président du Centre méditerranéen de littérature André Bonet, ouvrait la cérémonie. Tahar Djaout a été l'un des premiers intellectuels victimes du terrorisme en 1993. André Bonet osait le rapprochement avec le martyr des moines de Tibhirine, rappelé à nos mémoires par le très beau film de Xavier Beauvois. Mais c'est surtout un message de Paix que le président faisait passer, calquant cet horizon sur celui des rivages de la Méditerranée.
Le Centre Méditerranéen de Littérature avait réuni autour du livre des représentants de l'Europe, du Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée, de la Région Languedoc-Roussillon, du département des Pyrénées-Orientales , de la Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée, de la Ville de Perpignan (dont le maire Jean-Marc Pujol a rejoint cette année le jury du prix Méditerranée), et du principal mécène, la Caisse d'Epargne du Languedoc-Roussillon.
Cette année la cérémonie était placée sous la présidence de Renaud Muselier, Président du Conseil culturel de l'union pour la Méditerranée. Dans son discours inaugural, l'ancien ministre et député de Marseille (capitale européenne de la culture 2013) déclara qu'en tant que Président du Conseil culturel, c'était une fierté et un honneur de joindre sa voix à celle du Centre Méditerranéen de Littérature « pour mettre encore davantage en lumière la place du livre et de la littérature dans cet espace méditerranéen qui nous est cher. Notre combat commun est celui des mots et de la langue, un combat qui cherche avant tout à montrer que la culture est souvent seule gardienne du passé et de l'avenir de notre Méditerranée.»
La littérature était au rendez-vous avec le grand écrivain israélien Amos Oz, Prix Méditerranée étranger. Non seulement il est l'auteur (entre autres) d'un très beau recueil de nouvelles, Scènes de vie villageoise, mais il est aussi un intellectuel engagé, militant pour une paix durable entre deux états voisins, la Palestine et Israël. Dominique Baudis, quant à lui recevait le Prix Méditerranée 2010 pour son roman Les amants de Gibraltar. Dominique Baudis, dans son roman historique, nous rappelle, avec son talent habituel, une épopée incroyable dont l'issue a durablement façonné l'avenir de la Méditerranée et il nous rappelle combien notre histoire commune est une clé essentielle pour comprendre cette Méditerranée où nous vivons aujourd'hui. Alain Vircondelet (prix Méditerranée essai), quant à lui, nous retrace le destin d'un grand homme de la Méditerranée, celui d'Albert Camus. Biographe à la notoriété incontestée, il parvient avec succès, non seulement à nous faire deviner les paradoxes et les contradictions d'une des plus grandes figures de la littérature du 20ème siècle mais aussi à nous transmettre l' amour unique d'Albert Camus pour son Algérie natale. Les autres lauréats, Skander Kali (prix des lycéens) et Jean-Paul Pelras (prix Roussillon) étaient eux aussi mis en lumière par cette 26ième édition très méditerranéenne.

08/10/2010

Philippe de Fontaine Vive, VP de la BEI : « A titre personnel, j’ai signé à deux mains pour la création d’une Banque de développement de la Méditerrannée"

Voici une interview paru dans le "JMED"

Tous pays UPM | 4 octobre 2010 | src.leJMED.fr
à lire également
Philippe de FONTAINE VIVE.jpg

Marseille -

Vice-Président de la Banque européenne d’investissement (BEI) et « patron » de la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat), Philippe de Fontaine Vive nous livre dans cette entrevue – réalisée en marge du Forum « Villes nouvelles en Méditerranée », auquel il participait la semaine dernière, à Marseille – son sentiment sur l’éventuelle création d’une Banque de développement de la Méditerranée, et qui pourrait être actée lors du Sommet UPM de Barcelone, en novembre prochain.

Photo ci-dessus : Philippe de Fontaine Vive, vice-Président de la BEI, « patron » de la FEMIP. © leJmed.fr - avril 2010


leJMED.fr – Monsieur de Fontaine Vive, vous avez participé au groupe d’experts de la Commission Milhaud, qui a planché sur la question de la pertinence, ou pas, à créer cette banque ad hoc pour la Méditerranée. Partagez-vous pleinement l’hypothèse qui ressort comme la favorite du Rapport de cette Commission, remis le 24 août dernier au Président Nicolas Sarkozy , à savoir la création d’une véritable Banque de développement de la Méditerranée, et adossée à la BEI, afin de la faire notamment bénéficier de la note AAA ?

Philippe de Fontaine Vive – Nous étions en effet dix experts, cinq français et cinq autres euro-méditerranéens. Mais, soyons très clairs : les instances de la BEI m’ont autorisé à participer à titre personnel à cette commission présidée par Charles Milhaud. C’est donc à titre personnel que je m’exprime à ce sujet… Alors, oui, à titre personnel, j’ai signé, à deux mains, en total accord, la recommandation privilégiée de faire de la FEMIP une filiale où la BEI détiendrait entre et 35 % et 50 % des actions, mais en ouvrant le reste du capital à l’ensemble des partenaires, européens et méditerranéens notamment, qui viendraient ainsi conforter ce que la FEMIP fait déjà aujourd’hui, en lui donnant plus de moyens.

leJMED.fr – Le Rapport a-t-il été bien accueilli par vos pairs ?

Philippe de Fontaine Vive – Ce rapport adopté à l’unanimité des experts participants a été rendu public et avalisé par le Président de la République française. Il a été aussi notamment diffusé, pour information, aux membres du Conseil d’administration de a BEI.

Il nous apparaît à tous sage, s’agissant d’un sujet de niveau politique – et que le Président de la République française Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir mettre à l’ordre du jour du prochain Sommet de l’Union pour la Méditerranée qui se tiendra en novembre à Barcelone – d’attendre que les chefs d’Etats et de gouvernements se prononcent sur les orientations souhaitables, avant de prendre, nous, en tant que BEI, une position à cet égard.

leJMED.fr – Quels seraient « les plus » de la nouvelle entité au regard de l’actuelle FEMIP, que vous dirigez ?

Philippe de Fontaine Vive – Le partenariat euro-méditerranéen que nous connaissons depuis 1995 a l’avantage d’avoir fortement accru les relations entre l’Union européenne et les pays voisins de la Méditerranée, mais il présente l’inconvénient d’être vécu, par les pays du sud méditerranéen, comme étant un face-à-face déséquilibré entre d’un côté un bloc de 27 pays européens – plus la Commission – travaillant ensemble, et de l’autre côté chacun des pays sud méditerranéen, auxquels l’ensemble européen s’adresse séparément, sans que ces pays du sud soient « propriétaires », en quelque sorte, de la codécision…

Justement, l’esprit nouveau qui inspire le partenariat selon l’UPM, c’est de les rendre codécideurs. Et en termes financiers, être codécideurs, cela veut dire être coactionnaires. C’est la grande différence par rapport à l’actuelle FEMIP, dans laquelle les pays sud méditerranéens ne sont pas actionnaires.

leJMED.fr – Avez-vous des échos sur la perception du Rapport au sud ?

Philippe de Fontaine Vive – Ce que nous avons décidé de faire, c’est que les travaux de la Commission Milhaud continuent. Depuis la remise du Rapport, nous nous sommes déjà réunis une fois.

Nous acceptons aussi de nouveaux participants – M. Manuel Marin, ancien président espagnol du Parlement européen, s’est d’ailleurs joint à nous. J’espère aussi qu’au-delà du soutien de tous les participants – les dix experts cosignataires du Rapport – nous pourrons ainsi continuer à faire comprendre ce Rapport. Cela dit, je pense aussi qu’il est légitime que chaque pays réserve au Sommet ses prises de position sur cette question.

leJMED.fr – Partagez-vous l’optimisme de certains – par exemple Radhi Meddeb, Président de l’IPEMED – qui croient à la création certaine de cette Banque méditerranéenne de développement, lors du Sommet UPM de novembre ?

Philippe de Fontaine Vive – Je suis un optimiste raisonné ! Quand je signe quelque chose, c’est parce que je pense que c’est crédible. Mais, c’est aux actionnaires, au niveau des chefs d’États et de gouvernements, de décider s’il veulent poser un geste politique fort, ou s’ils préfèrent conserver les institutions telles qu’elles existent.

leJMED.fr – Nous sommes ici à Marseille, où vous participez au Forum international « Villes nouvelles » en Méditerranée. Dans votre intervention, vous vous êtes amicalement adressé au ministre algérien de l’Aménagement du territoire, Cherif Rahmani, en lui faisant une offre de services à laquelle il a d’ailleurs répondu positivement, échange que leJMED.fr rapporte par ailleurs dans cet article. Je présume qu’il vous est agréable de contribuer ainsi au réchauffement des relations franco-algériennes qui semble s’esquisser actuellement ?

Philippe de Fontaine Vive – Nous avons d’excellentes relations, personnelles et techniques, avec nos amis algériens. Mais, il faut savoir que depuis un certain temps l’Algérie a décidé de ne plus emprunter à l’extérieur. Il n’y donc plus de prêts extérieurs à l’Algérie, ni de la BEI ni de personne d’autre.

Ce que je propose aux autorités algériennes, comme je l’ai dit tout à l’heure au ministre Cherif Rahmani, c’est de lui rendre des services techniques, qui ne seraient donc pas des prêts, mais quelque chose qu’il pourrait acheter comme une prestation de services. Il a répondu « oui », il est ouvert, et donc je vais aller à Alger pour poursuivre la discussion.

leJMED.fr – Vous allez donc participer au grand mouvement du retour d’amitié entre la France et l’Algérie…

Philippe de Fontaine Vive – Moi, je crois que cette amitié ne s’est jamais vraiment perdue !

Entretien réalisé par Alfred Mignot pour leJMED.fr

04/10/2010

GETIS 2011 : Le salon international de la croissance verte - Ports et villes en Méditerranée : Enjeux et solutions


Qu'est ce que le salon GETIS 2011?
Le salon GETIS est un événement crée sur mesure pour les professionnels proactifs de l'économie verte souhaitant donner un nouvel essor à leur activité. Cette exposition réunit d'une part les industriels et d'autre part les Elus des Collectivités Territoriales, Décideurs... Le salon met également l'accent sur les savoir-faire et les techniques innovantes propres à ce domaine.

Pourquoi choisir cet événement?
Salon exclusivement Professionnel au positionnement International avec une orientation Méditerranéenne pour l'édition 2011. 40 000 Décideurs de l'Union pour la Méditerranée (Union Européenne et bassin Méditerranéen) sont ainsi invités nominativement.

Un univers exclusif haut de gamme, avec:
• Des rendez-vous d'affaires organisés par nos soins en amont du salon
• Une présentation dynamique de véhicules hybrides et électriques avec des essais sur la Croisette
• Une démonstration de bateaux du futur à flots et d'innovations marines dans le port de Cannes
• Un réseau d'experts animant le cycle de conférences et de tables-rondes
• Une démarche durable de la conception à la réalisation de l'événement.

Plus d'info :
Blandine GARIER – Commissaire Générale email: bgarier@getisgroup.com
Phone: +33 (0)4 83 44 07 00
http://www.getisgroup.com/
Palais des Festivals et des Congrès de Cannes
Organisation : GETIS Group
Période du 02/02/2011 au 04/02/2011
Publié par Al Idrissi à l'adresse 07:42