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25/11/2010

Opportunité pour les entrepreneurs maghrébins et américains

Publié par ANIMA

ALGÉRIE, LIBYE, MAROC, TUNISIE
Source : US-Algeria Business Council, US Department of State
Pays de destination(s) : Algérie, Libye, Maroc, Tunisie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

Le Département d'État Américain et le le réseau US-Algeria Business Council organisent la Conférence sur l'entrepreneuriat États-Unis/Maghreb, qui se tiendra les 1er et 2 décembre prochain à Alger.

Cette conférence est le résultat direct du sommet présidentiel de l'entrepreneuriat, organisé par le Président Barack Obama, à Washington en avril 2010. Cette conférence réunira décideurs économiques maghrébins et américains, jeunes entrepreneurs ainsi que des représentants de réseaux de diasporas qualifiés originaires de la région.

Durant la conférence, plusieurs thématiques liées au monde de l'entreprise seront abordées. Un accent particulier sera mis sur les moyens permettant de renforcer l'esprit et les initiatives entrepreneuriales dans la région Maghreb. La conférence incluera plusieurs sessions de formation et de réseautage à destination des entrepreneurs.

Les langues utilisées durant la conférence seront l'anglais, le français et l'arabe. Une traduction simultanée sera assurée.

Plus d'informations (programme et inscription) sur le site de l'US-Algeria Business Council, ou contacter directement Elisabeth Stuart (stuart@us-algeria.org) ou Ismael Chikhoune (chikhoune@us-algeria.org).

17:59 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

Table ronde organisée par ".Med" au salon Autonomic à NICE le 3 Décembre

Le Président de l’association
Pour la promotion de l’Union pour la Méditerranée

MAINS.jpg

« .Med »



Le Président de l’Assemblée
parlementaire de la méditerranée
Assemblée parlementaire de la Méditerranée.jpg



Ont le plaisir de vous inviter à la table ronde :
Pour des échanges en Méditerranée sur l’évolution des Techniques, des savoirs faires, de la gouvernance du Handicap et du Vieillissement,
A L’occasion du salon Autonomic Nice Méditerranée.

Le 3 décembre 2010 de 14h00 à 17h00
Salle des conférences
Parc des expositions Nice Acropolis

Les débats seront animés par Paul Eric Laurés, journaliste.

Avec le concours de la ville de Nice, du Lions club de Nice, Camargue Médical Hérault et Basseville fermeture et équipements techniques.





07:08 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

22/11/2010

Pour une euro-méditerranée des projets

Le sommet des chefs d'états de l'Union Pour la Méditerranée a été une nouvelle fois reporté.
Ce nouveau retard laisse apparaître le poids, trop important sans doute, de la géopolitique dans la poursuite du projet d'Union Pour la Méditerranée.
Or, ces questions géopolitiques ne sont pas près de trouver un terme.
En effet, si le conflit israélo-palestinien tient le devant de l'actualité, bien d'autres questions restent en suspens, que ce soit la question chypriote, les relations algéro-marocaines, la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne...
Lors du sommet de PARIS, le 13 Juillet 2008, l'accent était mis sur le fait que les populations, les sociétés civiles, les entreprises devaient s'approprier le concept d'UPM.
C'est sur cette idée centrale que nous avons axé les travaux de l'association ".Med".
Notre ambition est de porter un grand nombre de projets et de les faire aboutir, quelles que soient les vicissitudes de la géopolitique.
C'est le message que nous faisons passer à tous nos interlocuteurs, institutionnels, financiers, politiques, associatifs.
Nous pensons que notre démarche doit être soutenue, et encore plus aujourd'hui, par tous ces partenaires, si nous voulons porter encore l'espoir d'un périmètre de prospérité économique et de paix civile autour du bassin méditerranéen.
C'est par la volonté, toujours intacte, des populations et des entreprises, de participer au co-développement des pays euro-méditerranéens que nous avancerons dans la direction indiquée le 13 Juillet 2008 à PARIS.
Notre dynamisme et notre capacité de fédérer les projets seront plus forts que les obstacles de tous ordres.
Pour cela, ".Med" a besoin du soutien actif des institutions, des financiers, des entreprises, des collectivités.
C'est ensemble que nous construirons les projets de demain.
Daniel FEIXES

18:39 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3)

Les pays du bassin méditerranéen sont confrontés à l'enjeu de la mutualisation de l'innovation

Publié par ECONOSTRUM


Les pôles de compétitivité, au sud comme au nord de la Méditerranée, se développent, reste à les mettre en réseaux pour développer des synergies aujourd’hui balbutiantes.



FRANCE / MÉDITERRANÉE. Quelle peut être la contribution des pôles de compétitivité au développement économique du bassin méditerranéen ? La question était au cœur des débats du sixième Forum des pôles de compétitivité organisé à Sophia Antipolis, les 18 et 19 novembre 2010, sur le thème de la coopération internationale.

Etats-Unis, Japon, Inde et plus largement tous les pays émergents, sont les cibles prioritaires de l’ouverture à l’international des pôles de compétitivité français. « Mais ils sont encore peu présents en Méditerranée » constate Pierre Laffitte, président de la Fondation Sophia Antipolis; et chargé depuis 2009, par le président de la république, Nicolas Sarkozy, de mettre en place un réseau innovation euro-méditerranéen.

Pourtant, poursuit Pierre Laffitte, « il y a un vrai potentiel. Le taux de croissance à l’Est et au Sud de la Méditerranée, entre 6% et 8% avant la crise, plus de 3% aujourd’hui, est supérieur à celui affiché par l’Union européenne. Et dans ce bassin de quelque 520 millions d’habitants, l’innovation fonctionne déjà comme un accélérateur de développement ».

Faire émerger un véritable espace régional méditerranéen
Ce potentiel commence à être perçu. Le pôle Capénergies, spécialisé dans les énergies non génératrices de gaz à effet de serre, a fait des pays méditerranéens l’une des ses priorités pour développer des partenariats en particulier dans le secteur solaire.Pass (Pôle arômes, senteurs et saveurs); après le Maroc en 2009, vient de signer un accord de coopération avec la Tunisie dans le secteur des plantes aromatiques et médicinales.

Dans le secteur des TIC, une coopération s’amorce. « Nous avons noué des partenariats avec le pôle Solutions communicantes sécurisées (SCS);» précise Khaled Jomni, directeur général du pôle tunisien Elgazala, dédié aux technologies de la communication.

Pour l’Egypte, Amr Aboualam, pdg deSmart Villages Company, fondateur du parc technologique du même nom spécialisé dans les TIC et l’ingénierie financière où travaillent aujourd’hui plus de 30 000 personnes, à l’ouest du Caire, insiste sur la nécessité, surtout en cette période de sortie de crise, « de développer des réseaux de partenariats en Méditerranée car, nous avons besoin de nouvelles idées et de nouveaux modèles de développement ».

Pour Michèle Gendreau-Massaloux, universitaire et chargée de mission au sein de l’Union pour la Méditerranée (UpM), « l’enjeu est autant culturel qu’économique. Il faut faire émerger une véritable espace régional méditerranéen. Les obstacles politiques sont réels, le report du sommet de l’UPM le confirme. Mais les pôles de compétitivité à travers une stratégie de mise en réseaux et une mutualisation de l’innovation peuvent y contribuer.»

12:06 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

19/11/2010

Le MAROC offre aux entreprises françaises la chance d'améliorer leur compétitivité

Paru dans MAROC JOURNAL


Le ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, Ahmed Réda Chami, a invité les entreprises françaises à saisir les opportunités d'affaires au Maroc, un pays qui leur offre une chance d'améliorer leur compétitivité, au vu de sa stabilité, ses performances économiques et ses infrastructures développées.

"Le Maroc est l'une des solutions pour améliorer la compétitivité industrielle des entreprises françaises", a plaidé le ministre à l'ouverture d'une table-ronde organisée mardi soir à Paris par le groupe français UFG-LFP, en association avec le Cercle d'amitié franco-marocaine.

"Ensemble, nous pouvons être plus fort face à une concurrence asiatique qui devient de plus en plus évidente", a-t-il ajouté, notant dans ce sens que l'Union pour la Méditerranée peut constituer "un bloc économique certain".

M. Chami a indiqué que le Maroc offre trois axes de compétitivités: l'entreprise française peut soit "prendre part à l'effort de développement en cours", "servir un marché local, en constante évolution", ou "renforcer sa compétitivité".

Chiffres à l'appui, il a démontré l'ampleur du gain de compétitivité, à travers l'exemple d'un équipementier aéronautique espagnol qui s'est installé récemment au Maroc.

Incitations fiscales et financières, coûts salariaux moins élevés, proximité de l'Europe, infrastructures fiables, autant de facteurs qui incitent les porteurs de projets européens à investir au Maroc, a précisé le ministre.

Pour M. Chami, le Maroc est aussi une plateforme de commerce internationale desservant l'UE, les Etats Unis, la Turquie, l'Amérique du Sud, et quatre pays arabes riverains de la Méditerranée, grâce au 44 accords de libre-échange qui lient le Royaume à ces pays.

De même, le Maroc peut vraiment servir le marché africain grâce à ses compétences et au savoir-faire de ses entreprises dans le continent, a-t-il relevé.

Outre les facteurs de compétitivité, a rappelé le ministre, le Maroc jouit d'une stabilité politique et de performances économiques qui en font une puissance émergente.

Il a, à cet égard, affirmé que le Royaume enregistre "une croissance soutenue et diversifiée basée sur des fondamentaux macroéconomiques sains": croissance autour de 5 pc en moyenne durant les trois dernières années, une inflation maîtrisée, un taux de chômage en constante baisse, des IDE en forte augmentation et une dette publique en baisse.

Toutes ces performances économiques ont poussé les agences de rating à relever la notation du Maroc, confirmant la confiance que placent les milieux d'affaires internationaux dans le Royaume, a-t-il souligné.

Selon le ministre, ces performances sont le résultat d'une "stratégie de développement cohérente et équilibrée" s'appuyant sur des réformes économiques et sociales, des projets d'infrastructures d'envergure: portuaires, autoroutières et de transports etc. Il a cité, à ce propos, les plans sectoriels élaborés dans le tourisme, l'industrie, l'agriculture, les phosphates et les pêches.

Evoquant le secteur de l'industrie, M. Chami a mis l'accent sur le Pacte pour une émergence industrielle qui a permis la définition des Métiers mondiaux du Maroc (MMM), à savoir l'offshoring, l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, l'agro-industrie et le textile-habillement-cuir.

Le ministre n'a pas manqué de souligner l'importance que le Maroc accorde au développement économique et social, grâce à l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) qui a pour finalité de favoriser l'émergence de ressources humaines capables de porter les projets de développement économique.

Intervenant lors de cette table-ronde, sous le thème "Maroc: Perspectives économiques et développement des infrastructures", Mohamed Benchaaboun, président des Banques Populaires du Maroc, a mis l'accent sur le rôle du système bancaire marocain dans le développement et l'accompagnement de la dynamique économique du Royaume.

Le système bancaire marocain est "solide, bien capitalisé, rentable et résistant aux chocs", a-t-il dit, précisant que cette solvabilité n'est pas le fruit du hasard, puisque le système veille à respecter les contraintes établis par la Banque centrale, ainsi que les normes internationaux.

La rencontre a été marquée également par des témoignages de chefs d'entreprises installées au Maroc sur leurs expériences des affaires dans le Royaume.

Ainsi, Thierry de Margerie, président d'Alstom Maroc, a mis en exergue les projets d'infrastructure lancés au Maroc: port Tanger Med, la ligne ferroviaire à grande vitesse, le plan solaire marocain et les choix des filières d'excellence, soulignant que le Maroc est "une économie très ouverte".

De son côté, Bruno Tabarie, directeur général International de Colas, un constructeur de routes et d'infrastructures présent au Maroc depuis 1930, a souligné que le groupe a participé à tous les grands projets d'infrastructures au Royaume, devenu au fil des années "un centre d'excellence" pour l'entreprise française, notant que le groupe a décidé de créer à partir de Casablanca un hub pour se tourner vers l'Afrique.

La rencontre a donné lieu à un débat fructueux entre les intervenants et une assistance nombreuse, plus d'une centaine d'acteurs économiques et financiers français et marocains, venue s'informer sur les différentes opportunités d'affaires au Maroc.

Selon l'artiste Mehdi Qotbi, président du Cercle d'amitié maroco-française, initiateur de la table-ronde, cette rencontre est organisée une fois par an pour faire découvrir le Maroc aux investisseurs français qui ne le connaissent pas.

Pour Xavier Lépine, président du Directoire de UFG-LFP, co-organisateur de l'événement, le Maroc a été vu pendant longtemps comme un fournisseur de matières premières notamment agricoles, puis comme un débouché des exportations et des délocalisations françaises, mais la prochaine étape serait "d'inverser la tendance pour que la France devienne client du Royaume", à travers des partenariats beaucoup plus consistants qu'auparavant.


13:44 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

18/11/2010

Beziers. InitiativeDaniel Feixes avance pour la Méditerranée

MIDI-LIBRE Édition du jeudi 18 novembre 2010

DR
Beziers. InitiativeDaniel Feixes avance pour la Méditerranée


DANIEL - MIDI LIBRE.jpg
RAPPEL Daniel Feixes et son association pour l'Union pour la Méditerranée fourmillent de projets Dans quelques mois,
à Marrakech, une réalisation de 13 M va voir le jour sur un terrain de 4 000 m2. Un projet porté par l'association de l'Union pour la Méditerranée, présidée par le Biterrois Daniel Feixes.
« Nous allons créer une académie euro-méditerranéenne de formation santé-cuisine-beauté-bien-être et management. Au final, ce sont 700 élèves qui y seront accueillis », explique Daniel Feixes. Pour faire fonctionner cette structure, une nouveauté dans cette partie du monde, des chefs étoilés de la région pourront être mis à contribution. Tout cela bien entendu en collaboration avec les autorités locales.
« Cela fait partie des grands projets que nous sommes en train de monter. Le tour de table est en passe d'être bouclé grâce à un dialogue fructueux avec les pouvoirs publics locaux et des mécènes », précise Daniel Feixes. Depuis son lancement à Béziers, l'association pour la promotion de l'Union pour la Méditerranée avance à un rythme soutenu. Daniel Feixes est un peu beaucoup et passionément l'une des chevilles ouvrières de cette volonté de jeter un pont entre la vieille Europe et le sud de l'arc méditerranéen. Un travail de titan, de colosse comme ils disent à Rhodes ! Dans les cartons, la création d'un établissement privé généraliste de 250 lits qui peut être livré clés en main dans tous les pays du bassin méditerranéen, la mise en place d'un projet de prévention des cancers liés au tabac, l'informatisation de plusieurs centres hospitaliers en Tunisie, l'ouverture d'une maison d'accueil pour les familles de malades hospitalisés en Algérie, la création d'un office méditerranéen du tourisme, l'organisation d'un festival des cultures euro-méditerranéenne dans le Biterrois et l'implantation de zones résidentielles pour seniors en Tunisie et au Maroc. N'en jetez plus ! « Nous avons aussi le souhait d'organiser un colloque à Béziers sur l'Union pour la Méditerranée en présence d'André Azoulay, conseiller spécial de sa majesté le roi du Maroc, et d'Henri Guaino, le conseiller de Sarkozy », poursuit Daniel Feixes qui fait de l'Union pour la Méditerranée son combat posé sur un socle solide d'humanisme et de dialogue entre cultures.

J.-J. S.

07:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

16/11/2010

Algérie/France : signature d'un protocole d'accord sur l'aménagement des territoires


Écrit par Médi@terranée
Vendredi, 12 Novembre 2010 13:25

Un protocole d'accord pour une convention-cadre dans le domaine de l'aménagement des territoires a été signé, jeudi à Alger, entre l'Algérie et la France.

Le document a été signé par le ministre algérien de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, Chérif Rahmani, et par la secrétaire d'État française chargée de la Politique de la Ville, Mme Fadela Amara.

A la faveur de cette convention, il sera mis en place les axes de coopération et de partenariat en matière de développement des territoires urbains, d'échanges d'expériences, d'expertises en ingénierie territoriale, de formation, de montage de projets communs et de mise en oeuvre de stratégies d'aménagement et de développement des territoires en liaison avec la mise en oeuvre du Schéma national d'Aménagement du territoire (SNAT).

Les thèmes de coopération retenus entre les deux parties sont des axes "majeurs" et visent à encadrer la stratégie du SNAT et à maîtriser le développement des territoires dans le cadre des quatre lignes directrices du SNAT, à savoir la durabilité, l'équilibre territorial, l'attractivité, la compétitivité et l'équité.

Ce qui devrait aboutir à l'émergence en Algérie d'un système de villes qui répondent aux attentes des citoyens et qui présentent des capacités d'accueil qualitatives pour les générations futures.

14:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

Début de la semaine mondiale de l'entrepreneuriat au Liban

Publié dans "L'Orient - Le jour"


La semaine mondiale de l'entreprenariat au Liban (Global Entrepreneurship Week, GEW) a démarré hier. Organisé par Berytech, en collaboration avec 18 entreprises, ONG et universités locales, cet évènement - célébré pour la première fois au Liban et qui devra rassembler quelque 500 participants - a pour but de générer de nouveaux emplois sur le marché local à travers la création de nouvelles compagnies et de contribuer ainsi à freiner la fuite des cerveaux.

Lancée officiellement en 2007 à Londres, la GEW est une initiative de la fondation Erwin Marion Kauffman.

14:11 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

La croissance économique marocaine suscite un intérêt croissant

Paru dans "ECONOSTRUM"
Du nord au sud, le Maroc est en chantier. L’Etat modernise ses infrastructures et son modèle économique, sous le regard attentif des investisseurs internationaux.

TANGER MED II.jpg

le chantier du port TANGER MED II (photo : CG)

MAROC. Des autoroutes qui percent les plaines, des ponts qui pointent vers le ciel et des tramways qui traversent fièrement les métropoles : le Maroc affiche ostensiblement sa croissance. Loin de la carte postale, le pays modernise son économie et, s’il développe son potentiel touristique, il mise également sur d’autres secteurs. Avec une réussite presque insolente, alors que l’Europe peine à se relever de la crise.

C’est certainement le port de Tanger qui illustre le mieux le phénomène. A 45 km de la ville, sur un terrain vierge avec vue imprenable sur l’Espagne toute proche, les autorités marocaines ont créé de toute pièce un port commercial moderne, capable d’accueillir les plus gros navires du monde. Entré en service en 2007, le port Tanger Med tourne à plein et a déjà entamé ses travaux d’agrandissement. Autour de lui, c’est toute une activité économique qui se met en place. Il y a le secteur automobile qui s’organise autour de l’usine Renault en chantier. « L’arrivée du constructeur est un aboutissement pour nous, avance le directeur du port passagers de Tanger Med, Hassan Abkari. Avant, les sous-traitants qui travaillaient là exportaient toute leur production vers l’Europe. Désormais, des véhicules seront assemblés sur place. C’est un vrai changement ! ».

Un changement qui reflète celui de la population marocaine. Il suffit de se balader dans les rues de Rabat pour constater qu’une véritable classe moyenne a émergé dans le pays. Avec ses besoins particuliers, notamment en termes de logements. A une quinzaine de kilomètres de la capitale, se construit une des quatre villes nouvelles en projet dans le pays. 4 000 hectares de constructions destinés à accueillir logements, équipements et zones d’activités. Dans un pays où 90 % des gens veulent devenir propriétaires, ces villes nouvelles qui visent la mixité sociale attirent ces classes moyennes avec des « villas économiques » : 150 à 200 m² pour environ 1Mdh (89 000€). Le produit s’adresse aux cadres ou aux fonctionnaires de la capitale dont le revenu mensuel oscille entre 4.000 et 8.000Dh (355 à 711€). Le tramway actuellement en phase de test à Rabat pourrait bien arriver dans les prochaines années aux pieds de ces villas.

L’Europe participe à la fête
Cette euphorie marocaine suscite l’intérêt du monde entier. Les Européens ne sont pas en reste. Bruxelles, qui a accordé au pays un statut privilégié, se montre présente dans les projets de développement par le biais de sa politique de voisinage.

Et la Banque européenne d’investissement (BEI) a fait du Maroc son premier partenaire en dehors de l’Europe. On la retrouve essentiellement dans les grands projets d’infrastructure. La semaine dernière, elle a ainsi octroyé 420 M€ de crédits pour l’extension du port de Tanger et la construction d’un nouveau tronçon d’autoroute entre Casablanca et Tadla-Azilal.

Depuis 1978, la banque a prêté 4,3Mds€ aux Marocains qui semblent satisfaits de ce partenariat : « La banque propose des taux compétitifs, explique Alain Nadeau, chef de la division Maghreb à la BEI. Et elle se montre plutôt souple sur le remboursement qui peut être différé ou étalé sur le très long terme ». La banque européenne travaille principalement avec les administrations marocaines. « Elles fonctionnent sur le modèle français, observe le vice-président de la BEI, Philippe de Fontaine-Vive. Cela facilite l’instruction des projets et nous permet d’aller plus vite ». Et de suivre ainsi le rythme du développement économique marocain.

08:04 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

Le sommet de l'UpM est annulé

Article paru dans "ECONOSTRUM"
Cette annulation menaçait depuis plusieurs semaines. La géopolitique est toujours plus forte que les bonnes intentions!
Raison de plus pour ".Med" pour persister à travailler sur les projets concrets entre Nord et Sud, sans tenir compte des péripéties politiques. Ce sont aux sociétés civiles à s'emparer de l'UPM et aux institutions à nous aider...!




ESPAGNE. « Les conditions pour la célébration du sommet de l'Union pour la Méditerranée à Barcelone n'étaient pas réunies ». C'est avec ces mots que la ministre espagnole des Affaires Étrangères, Trinidad Jiménez, a officiellement annulé le rendez-vous prévu dans la capitale catalane le 21 novembre 2010.



Selon nos sources, la France et l'Égypte (coprésidents de l'UpM) avaient renoncé à ce sommet de Barcelone depuis plusieurs semaines, à cause des tensions accrues entre Palestiniens et Israéliens.



Le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero laisse aujourd'hui entendre qu'il espère organiser ce sommet avant la fin de l'année 2010. Une perspective très improbable.

07:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)