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14/12/2010

La BEI et l’Unesco, associées au chevet des médinas

article publié dans "Econostrum"

Le projet Médinas 2030 lancé par la Banque européenne d’investissement en 2008 vise à réhabiliter les vieux centres des cités méditerranéennes. Au profit des habitants, du tourisme, mais aussi de l’artisanat et du commerce.



FRANCE / MEDITERRANEE. Ce n’est pas tous les jours que l’on trouve un vice-président de l’Unesco aux côtés d’un vice-président de la BEI. En effet, la banque européenne d’investissement fréquente plus volontiers les grands chantiers que les beaux musées. Mais elle a lancé il y a deux ans un projet transversal, Médinas 2030, contribuant à la fois au développement économique et au rayonnement culturel des villes de Méditerranée.

Depuis 2008, plusieurs organisations internationales ont rejoint ce projet, par le biais du Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée (CMI). Jeudi 9 décembre, le consortium attendait un nouvel allié, de taille, l’Organisation des villes arabes (OVA). Mais le climat s’en est mêlé et le secrétaire général adjoint de l’OVA Ahmad Al-Adsani n’a pas pu rejoindre Marseille.

Anthony Bigio, de la Banque mondiale, pose d’emblée le contexte : « Les sociétés arabes se tournent vers l’avenir, observe le spécialiste urbain. Mais elles doivent assumer leur passé, pour prendre en charge leur patrimoine ». Une étape qui ne peut être franchie que lorsque des choix politiques forts sont engagés au niveau local. « Le processus urbain s’accomplit très rapidement en Méditerranée, constate le directeur associé au département des projets de la BEI, Mateu Turro. Pour suivre le mouvement, les autorités créent des villes nouvelles, qui permettent de résoudre les questions urgentes, à moindre coût ». Dans le même temps, elles abandonnent les médinas aux populations les plus précaires, sans valoriser leur potentiel touristique, d’une part, mais aussi économique, puisqu’une mine d’activités commerçantes ou artisanales se développe dans ces hypercentres.

17 médinas à l’étude pour le moment

Les projets de réhabilitation des médinas ne sont pas nouveaux, mais menés de façon isolée, sans dynamique de réseau, ils sont souvent restés dans les cartons, une fois les études menées. Dans le cas de Médinas 2030, un projet pilote est déjà engagé à Meknès, au Maroc. C’est un quartier de la médina qui fera l’objet d’une réhabilitation totale. Lancée en septembre dernier, l’opération-pilote devrait se conclure fin 2011. « Il s’agit d’identifier tous les problèmes qui se posent dans le cadre de ces réhabilitations, explique Guy Fleuret, l’économiste principal de Médinas 2030. Cette expérience permettra de définir un mode d’action pour les autres sites qui seront traités ». 17 projets ont été identifiés pour le moment, d’Alger à Tyr en passant par Syracuse. L’OVA ajoutera certainement de nouvelles cités à la liste étudiée, mais in fine, seuls quelques projets seront réellement pris en charge dans le cadre de Médinas 2030.

Cette première coopération entre la BEI et l’Unesco pourrait en entraîner d’autres, comme le sous-entend le vice-président de la banque européenne, Philippe de Fontaine-Vive qui voit notamment là une façon pour son établissement de se rapprocher des peuples, tout en préservant le capital économique des pays méditerranéens.


Le gigantisme portuaire contre l’intégration euroméditerranéenne

article paru dans "Econostrum"




Quel que soit le scénario prospectif retenu, la situation économique d’ici 2025 ne favorisera pas les échanges euroméditerranéens. Les ports méditerranéens semblent condamnés à rester des centres de transits entre les marchandises venues d’Asie et le marché européen. De ce point de vue le rapport de Philippe Vallouis pour le Plan Bleu : « Les transports maritimes de marchandises en Méditerranée – perspectives 2025 », est plutôt pessimiste.

Pourtant une carte serait à jouer, selon le chargé de mission, à condition que l’Union Européenne engage une politique judicieuse d’investissements publics portuaires sans favoriser un trop grand développement des installations.

« Tout montre que le gigantisme des projets d’agrandissements des ports méditerranéens favorisera l’importation de produits manufacturés asiatiques, transportés sur des porte conteneurs géants qui permettent d’abaisser les coûts de transport, et viennent déstabiliser un peu plus les productions locales en Euro Méditerranée » affirme Philippe Vallouis.

La volonté affichée du Port de Tanger Med, par exemple, de faire passer ses capacités de 3 à 8 millions d’EVP (conteneur équivalent vingt pieds), contribue à la concentration des échanges favorables aux grandes distances. Il se positionne pour l’accueil des portes conteneurs de dernière génération, emportant plus de 12 000 « boîtes » chacun. Faut-il continuer dans ce sens au risque de favoriser la concurrence des productions régionales ?

Des ports pas plus grands mais plus efficaces

Selon les travaux du Plan Bleu, il faudrait reconsidérer la politique d’infrastructures nouvelles et porter un effort d’optimisation des services portuaires, qui favorisera un accroissement des échanges Nord Sud en Méditerranée. « Réduire sérieusement les temps d’immobilisation des navires à quai jouera plus sûrement pour stimuler les échanges avec les pays du sud et de l’est méditerranéen (PSEM), surtout avec une politique volontariste d’intermodalité port-rail».

Les trois scénarios brossés par le rapport du Plan Bleu étudient le devenir des échanges intra méditerranéens en cas de crise prolongée, de reprise modérée de l’activité économique, et de franche croissance associée à un triplement des prix du carburant et à une fiscalité des émissions polluantes.


Or, si dans le dernier cas, la qualité de l’environnement euroméditerranéen se trouverait améliorée à l’horizon 2025, les échanges Asie Europe ne feraient, eux, que conforter leur domination.


Pour Philippe Vallouis, il faut donc être prudent : « L’intégration euroméditerranéenne est fragile à construire notamment dans une économie de libre échange favorable au commerce Asie-Europe. »

Certes les Ports veulent dans cette logique accroître leur capacité, mais n’ont pas nécessairement à développer des ports en eaux profondes de taille gigantesque.

« Le financement public de ces infrastructures risque, à terme, de favoriser une concurrence entre ports Méditerranéens dont l’objectif commun sera de drainer les plus gros porte conteneurs ». Cette politique risquerait alors de contredire la volonté d’intégration méditerranéenne de l’Union Européenne.

13/12/2010

La BEI engage 313 M€ pour la croissance verte en Tunisie

article paru dans "Econostrum"



TUNISIE / EUROPE. Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI) et responsable de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP), vient de signer deux prêts en Tunisie pour un montant total de 313 M€.

Les 10 et 11 décembre 2010, cette visite s'est conclue par un accord de prêt de 119 M€ pour la réalisation du nouveau réseau ferré suburbain de Tunis avec la Société réseau ferroviaire de Tunis. Ce cofinancement est assuré avec l'Agence Française de Développement (AFD), la KfW allemande et la Commission européenne via la Facilité d'investissement pour le voisinage de l'Union européenne (lire aussi : "L'AFD va aider le premier réseau ferrioviaire rapide tunisien").
La BEI va également prêter 194 M€ à la STEG (Société tunisienne d'électricité et de gaz) pour la construction d'une centrale à turbines à gaz à cycle combiné à Sousse. Elle produira environ 400 MW et sera en exploitation à la mi 2013.

Enfin, un accord d'assistance technique dans le secteur routier a été conclu sur un montant de 6,8 M€. Il va permettre de préparer les futures interventions de la Femip et notamment celles sur la future autoroute du centre qui permettra de désenclaver et favoriser le développement de l'axe Kairouan-Gafsa et de contourner la capitale.

08:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

Le projet Transgreen devient la société Medgrid

article paru dans "Econoctrum"

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FRANCE / MEDITERRANNE. C'est désormais officiel, le projet Transgreen devient Medgrid. Une signature jeudi 9 décembre 2010 au ministère français de l'énergie vient de porter cette société sur les fonts baptismaux.

Medgrid est ancrée dans le Plan solaire méditerranéen (PSM) développé par l'Union pour la Méditerranée (UpM) et vise à évaluer la faisabilité d'un réseau électrique permettant d'acheminer vers le nord une partie de l'énergie solaire ou éolienne produite au sud.

"Nous avons besoin de construire des autoroutes de l'électricité pour connecter l'Union européenne avec les sources renouvelables" a notamment indiqué Eric Besson nouveau ministre français de l'énergie.

Vingt entreprises, à majorité française, ont paraphé les statuts de la société Medgrid et parmi elles, Alstom, Areva, EDF, Nexans mais également l'Office National de l'Electricité du Maroc (ONE), l'espagnol Red Electrica et l'allemand Siemens.

"Il s'agit d'une structure ouverte et nous souhaitons que tous les pays de la Méditerranée et au-delà puissent être représentés" indique André Merlin, président de Medgrid.

Medgrid est souvent opposé à une autre initiative plus ancienne, Desertec, créée en juillet 2009 et dominée par les entreprises allemandes.

08:37 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

10/12/2010

l'association ".Med" va se restructurer

Le succès de notre association nous oblige à envisager de nouvelles structures pour être plus efficaces.

Nous envisageons donc, en début d'année 2011, de convoquer une Assemblée Générale de ".Med" qui devra approuver une nouvelle organisation fonctionnant comme suit :

- des associations nationales ".Med Maroc", ".Med Tunisie", ".Med Algérie", etc.... qui regrouperont les adhérents de leur pays, identifieront et porteront les projets nationaux en lien avec les institutions, entreprises, associations du pays.

- une Fédération ".Med" euro-méditerranéenne qui animera et coordonera les actions des différentes associations nationales et servira d'interface entre les projets nationaux et leurs développements au niveau des institutions européennes et internationales.

Les projets définitifs seront adressés aux adhérents en temps utile.

Le Président
Daniel FEIXES

14:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1)

07/12/2010

L'association ".Med" au Salon AUTONOMIC de NICE les 2 et 3 Décembre

Pour une gouvernance du handicap et rendre la cité accessible à tous, une ambition qu’a essayé de traduire opérationnellement l’association « .Med »

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A l’occasion du Salon Autonomic Méditerranée du 3/12/2010 s’est tenue à 14h00 une table ronde sous la présidence de M. Rudy Salles, Député, Maire adjoint de Nice et Président de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée. Différents intervenants ont à partir du contexte français, et international mis l’accent sur le principe d’accessibilité, comment celui-ci pouvait être développé sur le pourtour de la Méditerranée, quelles étaient les différentes évolutions des techniques, des savoirs faire et de la gouvernance du handicap et du vieillissement.

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L’intégration des personnes en situation de handicap reste encore une ambition contemporaine et il s’agit de mettre en place une approche plus environnementale. Cette approche de l’accessibilité généralisée consiste à définir collectivement des normes sociales, architecturales ou techniques pour supprimer les situations environnementales de handicap - ceci afin de rendre la différence de la personne non marquante et non remarquée et de s’ouvrir à tous les usagers. Elle a en point de mire une cité, un espace territorial intégrant toutes les différences par l’adaptation de l’environnement aux aptitudes de l’ensemble de la population.
Dans cette optique, des exemples ont été donnés pour faciliter la mise en accessibilité, la sensibilisation au handicap, le transfert de savoir faire. Les interventions furent riches et porteuses de sens, animés par Paul Eric Laures, journaliste qui a modéré les débats.
La table ronde a été ouverte par Rudy Salles, député, maire adjoint de Nice et Président exécutif de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée qui a présenté le rôle et les missions de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée qui regroupe 125 parlementaires et représente 25 pays méditerranéens.

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.Le président de l’association pour la promotion de l’Union pour la Méditerranée, Daniel Feixes à quant à lui, défini les contours géo politiques de l’Union Pour la Méditerranée, et expliqué comment s’approprier le concept de l’Union Pour la Méditerranée, mettre à l’étude des projets porteurs et travailler à la mise en œuvre de ces projets. La présence de l’association « .Med » était d’actualité lors de ce 1er salon Autonomic Méditerranée de Nice car la ville avait souhaité lancer la réflexion sur les échanges avec les pays voisins.
Jacques Dejeandile, journaliste, conseiller municipal de Nice, en charge du handicap, proposait à l’association. Med de conforter cette première expérience et mettre en place pour le prochain Salon Autonomic de 2012 une vitrine sur les bons exemples en matière d’accessibilité, Confort d’usage et Handicap à relayer.

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Du côté international, a été présenté l’Union Internationale des architectes, réseau mondial pour l’amélioration de la qualité et de la profession d’architecte, qui a mis en place un programme de travail Architecture et Tourisme et un sous groupe Accessibilité, Architecture et Tourisme pour tenter d’intégrer les besoins des personnes en situation de handicap dans les programmes de développement touristique, de réflexion urbanistique, de formations initiales dans une démarche de confort d’usage au bénéfice de toutes les clientèles .
L’exemple espagnol serait particulièrement à suivre car ce pays présent au Salon Autonomic de Nice a mis en avant lors de cette table ronde , le Centre de référence national d’autonomie personnelle et d’aides techniques (CEAPAT) qui impulse la mise en œuvre de l’accessibilité universelle ,les produits d’assistance et de conception universelle , des publications techniques et des activités de formation en Espagne .
Des exemples concrets ont été abordés avec la présentation d’initiatives telle que celle de la Société Research Electronic Control (REC) basée à Bédarieux , fabricant de matériel grand appareillage qui a exposé son projet de partenariat avec la ville de Ouarzazate et l'association Horizon destiné à former des orthoprothésistes marocains et par la suite de fabriquer sur place du matériel destiné aux enfants et adultes handicapés.
C’est Claude Blaho Poncé , docteur en aménagement et sciences du tourisme , de l’Université UPVD Via Domitia à Perpignan qui a tenté de poser les questions de l’accessibilité généralisée des territoires , que peut signifier une cité accessible , un territoire accessible quand la chaîne du déplacement, qui comprend le cadre bâti, la voirie, les aménagements des espaces publics, les systèmes de transport et leur inter-modalité, n’est pas organisée pour permettre son accessibilité dans sa totalité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite ? Comment éviter l’écueil d’une mise en accessibilité fractionnée ? Quel mode de gouvernance du handicap à instaurer bien en amont dans les projets publics et ou privés ? Il est urgent d’entreprendre autrement dans les territoires et développer une méthode, l’Agenda 22 qui serait à transposer dans les pays de l’Union pour la Méditerranée.
Ces propos ont été illustrés par Patrick Abes, architecte qui a présenté comment intégrer l'accessibilité aux personnes handicapées dès la conception du projet et a exposé les réalisations de résidence de tourisme au Maroc.
Sur le sujet du vieillissement de la population, Olivier Rémy, directeur administratif de cliniques audoises, a abordé le projet de création d’établissements à destination du 3ème âge par un modèle original qui pourrait être déployé par l’Association .MED. Le concept répond à trois critères ; sécurisation, maintien de l’autonomie des séniors , maintien du lien social .
Florent Orsini, exécutive manager de l’association Tutti Mobi, a particulièrement insisté sur le principe de l’accessibilité raisonnée des espaces patrimoniaux fragiles et comment en cas d’impossibilité technique, entre autre pour préserver le patrimoine architectural et lorsqu’il y a disproportion manifeste entre les améliorations apportées et leurs conséquences, peut-on quand même agir ? Au-delà des différentes réglementations existantes comment s’adapter aux situations locales ? La Fondation Design for all donne des pistes à suivre aux pays qui souhaitent aller dans le sens d’un ajustement raisonnable de l’accessibilité et leur engagement est : la conception universelle est essentielle pour 10 % de la population, nécessaire pour 40 % et confortable pour 100 %.
La conclusion de cette table ronde dessinait les contours d’une mise en réseau opérationnelle des acteurs et des techniques pour faire vivre la réalité d’une accessibilité universelle. Des outils communs restent à forger pour permettre une véritable interconnexion des différents maillons de la chaîne de l’accessibilité et des rencontres seront nécessaires pour continuer à échanger.
Nous allons œuvrer avec la ville de Nice et le Commissariat Général du Salon AUTONOMIC, afin que la prochaine édition puisse permettre une participation des pays de l’Union Pour la Méditerranée et un échange d’expériences avec ces nouveaux participants.
Et pourquoi pas rêver d’un tel salon dans un pays du Sud ?

02/12/2010

Caroline Cornu rejoint l’AFD

Publié dans "Univers@lis librairie"
décembre 1st, 2010 Posted in Evènements

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Ancienne chargée de mission communication et attachée de presse de Christian Estrosi au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer (de juin 2007 à janvier 2008), Caroline Cornu vient d’être nommée conseillère auprès du directeur général de l’Agence française de développement, Dov Zerah (lui-même nommé le 2 juin dernier à ce poste). Elle occupera les fonctions de directrice de la communication, des relations institutionnelles, partenariats et ONG ; elle succède à périmètre égal à Jérôme Peyrat, ancien conseiller à la présidence de la République. Elle quitte donc l’Elysée où, depuis janvier 2008, elle était chargée de mission auprès du conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino, mais aussi chef de cabinet pour la mise en œuvre du projet de l’Union pour la Méditerranée. Elle avait ensuite été nommée adjointe au chef de la Mission interministérielle pour l’Union pour la Méditerranée avant de devenir en juillet dernier secrétaire générale de cette mission. Caroline Cornu, âgée de seulement 30 ans, est diplômée de Sciences politiques (Aix en Provence), de l’Institut de l’école pratique des hautes études et de l’institut politique catholique de Paris. Elle a débuté sa carrière comme assistante parlementaire de Didier Quentin, député de la Charente-Maritime, puis comme chargée de mission à l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer avant de rejoindre la rue Oudinot. Caroline Cornu prendra ses fonctions à l’AFD courant décembre.

13:06 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)