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19/02/2011

la Banque Européenne d’investissement pourra financer la démocratisation en Tunisie ou Egypte


Ecrit par redaction Economies fév 17, 2011

A l’occasion de la révision du mandat externe de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), le Parlement européen s’est prononcé en faveur d’une utilisation accrue des prêts de la BEI en soutien aux mouvements de démocratisation au Sud de la Méditerranée, et appelle à la création d’une nouvelle institution financière pour la région.

A l’initiative des socialistes, le Parlement européen a ainsi approuvé l’octroi d’une enveloppe additionnelle de 1 milliard d’euros de prêts à destination de cette région. « C’est un premier pas encourageant, souligne Vincent Peillon, rapporteur en commission des Affaires étrangères sur ce dossier et responsable du suivi de l’Union Pour la Méditerranée. Cet argent doit aller prioritairement à des projets aux effets visibles et rapides sur les conditions de vie des populations ; dans cette optique, le soutien au micro-crédit doit être un axe d’action privilégié ».

Mais au-delà de ces mesures immédiates, les eurodéputés ont appelé l’UE à répondre aux changements historiques en cours en soutenant la proposition de Vincent Peillon de création d’une institution financière spécifiquement dédiée à la Méditerranée. « Après l’écroulement de l’ex-URSS, la création de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) avait permis de faciliter la transition économique et démocratique des pays de l’Est de l’Europe, rappelle celui-ci au nom de la Délégation socialiste française. Alors que la rive Sud de la Méditerranée est en train à son tour de reconquérir sa liberté, l’UE doit se montrer à la hauteur de l’enjeu en proposant rapidement, sur le même modèle, la création d’une Banque euroméditerranéenne de co-développement et d’investissement. »

Cette institution, en associant les pays partenaires au capital et à la gestion des projets, les rendrait ainsi copropriétaires et coresponsables de l’action menée sur place – ce qui avait alors grandement contribué au succès de la BERD. « Une telle initiative montrerait que l’Europe n’est pas condamnée à rester spectatrice et commentatrice de l’histoire en mouvement, et pourrait constituer le socle d’une relance nécessaire du projet historique d’une union entre les deux rives de la Méditerranée. En soutenant cette proposition, le Parlement européen envoie aujourd’hui un signal politique fort aux Etats européens et à nos partenaires du Sud », conclut Vincent Peillon.

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