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24/02/2011

La BEI soutient les transitions politiques au Maghreb et au Moyen-Orient



Le mouvement révolutionnaire qui s'amplifie dans le monde arabo-musulman force la diplomatie européenne à s'adapter rapidement. Dans le cadre des partenariats euromed (processus de Barcelone et Union pour la méditerranée) qui lie l'Union à sa rive Sud, la Banque Européenne d'Investissement (BEI) va renforcer son appui financier pour accompagner et soutenir la démocratisation des pays concernés.

Outre les différentes sphères d'influences européennes qui se projettent sur la rive Sud de la méditerranée, il existe depuis longtemps tout un cadre coopératif entre l'Union européenne et les Etats nord-africains. En fait partie le partenariat Euromed, plus connu sous le nom de Processus de Barcelone, auquel s'est superposée en 2008 l'Union pour la méditerranée qui est considéré comme une "alliance novatrice reposant sur les principes de la responsabilité commune, du dialogue et de la coopération et a pour objectif la création d'un espace de paix, de sécurité et de prospérité partagée dans la région méditerranéenne" rappelle le site du Service européen de l'action extérieure. Ce partenariat repose principalement sur une forte coopération économique et financière.

C'est en effet la Banque européenne d'investissement qui représente l'instrument principal de collaboration avec les Etats du Sud de la Méditerranée, en matière de développement principalement. A l'heure des révoltes populaires qui embrasent le monde arabo-musulman, "la BEI, bras financier de l'UE, s'est dite prête, mardi 22 février, à doubler ses prêts aux pays du Sud de la Méditerranée, à environ 6 milliards d'euros pour la période 2011-2013, afin d'aider leur transition vers la démocratie" [Le Monde].

Parallèlement aux atermoiements des chancelleries occidentales face au mouvement de fond qui traverse le Maghreb et le Moyen-Orient, Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI croit à son action : "Nous voulons être présents tout de suite pour financer maintenant les besoins économiques pour que la désespérance qu'il y a dans la région ne cède pas le pas à une conflagration aussi économique et sociale (...) A l'heure actuelle, dans un pays comme la Tunisie, une liberté retrouvée peut permettre d'avoir un taux de croissance accru de 1 ou 2 % de point de PIB par an" a-t-il évoqué [Le Monde]. Réagissant à l'actualité tragique qui se déroule en Libye, M. de Fontaine Vive rapporte les propos du président de la BEI, Philipe Maystadt, affirmant que "la Banque n'a jamais été autorisée à agir en Libye".

De plus, pour mieux accompagner les réformes démocratiques dans les pays concernés, et affirmer son soutien à la nouvelle ère e qui s'offre à eux, "le Parlement européen a voté jeudi 17 février 2011, un amendement pour augmenter de 1,7 md€ le montant global des garanties accordées aux prêts de la Banque européenne d'investissement en dehors de la Communauté européenne dont 1 md€ pour financer les projets dans le bassin méditerranéen" [Euronostrum], "mais les gouvernements de l'UE doivent encore donner leur feu vert" note Le Monde.

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